Archive

Séléka exige le départ immédiat des forces étrangères et la libération des prisonniers

Par Eric Neris-Massi, porte-parole officiel, pour le Conseil Suprême de SÉLÉKA

 

Le Conseil Suprême des forces combattantes de SELEKA, exige la mise en œuvre immédiate des accords de cessez-le-feu par le Président François BOZIZE et le Premier Ministre Nicolas TIANGAYE. Nous rappelons que les courageux combattants de SELEKA, conscient du fait que le Peuple Centrafricain souhaite l’instauration d’une Paix durable permettant l’amélioration immédiate de ses conditions de vie, ont arrêté leur offensive militaire sur notre capitale Bangui et cela afin de préserver la Paix et l’Unité Nationale.

 


© journaldebangui.com
Aujourd’hui, un mois après la signature des accords de Libreville du 11 janvier 2013, nous constatons que le Président François BOZIZE n’a toujours pas procédé à la libération des prisonniers et au départ des Forces étrangères appelées à son secours. Alors même que nous avons privilégié le Dialogue et l’Unité Nationale en acceptant :
-de stationner sur nos positions,
-de signer les accords de Libreville,
-de constituer un Gouvernement d’Union Nationale (GUN),
-de libérer nos prisonniers,


Nous constatons tous les jours que le Président François BOZIZE continue de déployer et d’entrainer «ses forces» dans les villes de Bangui, Bérengo, Bossembele, Bangassou et Damara. Ainsi, rien qu’entre Damara et Bangui, nous dénombrons une vingtaine de barrières toujours présentes actuellement.

Nous portons donc à l’attention des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) que le fait pour le Président François BOZIZE :
-de continuer à maintenir et à déployer des forces étrangères en provenance de l’Afrique du Sud, de l’Ouganda, du Sud-Soudan et de la République Démocratique du Congo,
-de continuer à acheter et à recevoir des armes lourdes (hélicoptères) et des officiers étrangers sans en aviser le Ministre de la Défense,
-d’utiliser des « prisonniers civils non combattants » comme moyen de pression afin d’obtenir le désarmement de nos forces en violation du droit international humanitaire,
Est de nature à remettre irrémédiablement en cause les Accords de Libreville ainsi que le statu quo que nous avons choisi d’observer dans l’intérêt du peuple Centrafricain et de toute la sous-région.


Déjà nos forces combattantes ont du se positionner à Mobaye car ce secteur est utilisé par le Président François BOZIZE comme voie de passage de ses forces mercenaires. Aussi, la SELEKA, dans le strict respect de l’esprit et la lettre des Accords de Libreville du 11 janvier 2013 pour résoudre la crise politique en Centrafrique, soumet-elle, une fois encore, au Comité du suivi, sa demande. Nous avons l’espoir qu’elle reçue avec la considération utile et nécessaire qui permettra de favoriser la Paix et l’Amélioration immédiate des conditions de vie du peuple centrafricain.

Fait à Paris, le 11 février 2013
Pour le Conseil Suprême de SÉLÉKA
Le porte-parole officiel
Eric Neris-Massi

 



Commentaire


Retour en haut