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Centrafrique: Les députés grincent les dents, les banques aussi

La décision de Libreville entraînant la dissolution prochaine de la 5e législature abrogera toutes dispositions antérieures qui protègent les élus de la nation

 

Tout compte fait, les députés centrafricains n’ont qu’une année pour préparer leurs retraites. Cette décision abrogera toutes dispositions antérieures qui protègent les élus de la nation centrafricaine. Ainsi donc, ceux qui ont des antécédents fiscaux doivent tout faire pour être en règle. Au cours de leur mandat, les élus de la nation ont bénéficié d’un crédit de 20 millions FCFA octroyé par les banques de la place. Selon les accords, le remboursement doit s’effectuer pendant les cinq années du mandat des députés. Au-delà des 20 millions de crédit encaissés auprès des banques, les élus de la nation ont bénéficié d’autre type de crédit pour investir dans le commerce.

 


© leconfident.net
le député de Mbaïki, Honorable Opalegna transporté dans un tipoye
La décision de Libreville, vient tout remettre en cause. Avant de signer cet accord de crédit aux députés, les banques savaient que le mandat d’un député pouvait être écourté d’un jour à l’autre. La décision de Libreville vient seulement confirmer les dispositions de la constitution relative au mandat des députés. L’article 50, alinéa 2, de la constitution de la République centrafricaine stipule que: «le mandat du député ne peut être écourté que par la dissolution de l’assemblée nationale ou par la démission, la radiation ou la déchéance dudit député». Alors, sur quelle garantie, les institutions bancaires se sont basées pour octroyer 20 millions FCFA de crédit aux élus de la nation. Dans ce cas de figure, les banques qui ne sont pas des institutions caritatives doivent utiliser tous les moyens pour rentrer dans leurs droits. L’avenir politique de certains députés est hypothéqué. Certains ne sont pas retournés dans leur circonscription depuis leur victoire. Certains sont à cheval entre Bangui et l’étranger. D’autres encore continuent à rembourser de l’argent aux partenaires qui ont financé leurs campagnes. Dans ce contexte, qui prendra la responsabilité de rembourser les 20 millions FCFA aux banques.

Pour le Centrafricain lambda, les fonctionnaires et agents de l’Etat qui travaillent en plein temps sont les mieux indiqués pour bénéficier des crédits dans les banques. Mais le plus souvent, les fonctionnaires et agents de l’Etat ont du mal à profiter de ces opportunités. Selon un agent de police qui préfère garder l’anonymat, pour un crédit de 100.000 FCFA, les fonctionnaires centrafricains sont soumis à des conditions difficiles. De fois, la banque refuse de leurs octroyer le crédit. Aux dernières nouvelles, les banques ont décidé de passer à la vitesse supérieure pour récupérer l’argent dépensé, et vont même commencer par gelés les comptes des députés qui sont clients dans les banques de la place.

 



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