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Centrafrique: Séléka contrôle la ville de Mobaye

Des sources font état dactes de pillage au commissariat de police de la ville, au Tribunal, aux domiciles du préfet, du sous-préfet ainsi quà la gendarmerie

 

La prise de cette ville a fait suite à un léger combat ayant opposé les rebelles de la coalition Séléka aux éléments des forces armées centrafricaines (FACA) présentes dans ladite ville. Ainsi, faisant fi des accords signés le 11 janvier dernier à Libreville, relatif au cessez-le-feu provisoire, les rebelles continuent le combat sur le terrain. Après Dimbi, Kembé et Kouango où ils ont pris le contrôle en y laissant des traces désolantes, ils ont lancé une attaque tôt le matin du jeudi 7 février 2013 contre la ville de Mobaye située dans la préfecture de la Basse-Kotto au sud-est de la République centrafricaine à quelques 700 km de la capitale Bangui. On parle dun tué chez les assaillants, par un élément des forces armées centrafricaines près de la résidence du préfet de la Basse-Kotto.

 


© journaldebangui.com
Les rebelles descendent au sud de la Centrafrique
Toutes les lignes téléphoniques dans cette ville ont été coupées quelques minutes après lattaque. Des sources font état dun combat qui na duré que quelques minutes et qui a vite tourné en faveur des rebelles de Séléka. Ces sources font aussi état dactes de pillage orchestrés par ces rebelles au commissariat de police de la ville, au Tribunal, au domicile du préfet et à celui du sous-préfet ainsi quà la gendarmerie. Les rebelles ont aussi saccagé des bureaux et habitations de service et même des particuliers chez lesquels, ils auraient emporté des biens tels que des matelas. Ils auraient aussi fait main-basse sur les armes à la caserne de la gendarmerie, etc.

Dautres sources ont affirmé que les locaux de léglise catholique de la ville auraient été également touchés par les rebelles. Cependant, une source proche des médias catholiques, joint à Bangui par le RJDH a affirmé que les religieux auraient déjà quitté les locaux avant larrivée des rebelles. La population a également fui la ville pour traverser du côté de la République démocratique du Congo.

Du moment où le ministère de la défense est désormais géré par leur patron, Michel Djotodjia, on ne comprend plus à quel jeu joue la Séléka. Et pourtant, les désastres continuent en province, orchestrés par ces éléments que lon accuse d«incontrôlés» alors quils appartiennent à un groupe. Cette situation ravive les inquiétudes dans la ville de Bangui. Qui mettra donc un terme à la souffrance et aux tortures que subissent de pauvres gens?

 



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