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Centrafrique: Fronde chez les conducteurs des taxis et bus

Ils sont très remontés contre les tracasseries policières et menacent díaller en grève

 

La bourse de travail a servi de cadre à une assemblée générale du Syndicat des conducteurs et receveurs de taxis et bus (SCRTB) le samedi 2 février 2013 à Bangui. Líordre du jour de cette assemblée générale portait sur les tracasseries routières causées par les forces de líordre auxquelles font face les membres de ce corps de métier. Des décisions ont été prises et une grève a été prévue au cours de cette séance pour les prochains jours. Les tracasseries routières constituent le quotidien des conducteurs et receveurs des taxis et bus. Ces derniers temps les porteurs de tenue ont ajouté à cette galère, la violence sur ces conducteurs. Au cours de líassemblée, le Syndicat des conducteurs et receveurs des taxis et bus (SCRTB) a déploré le fait que des éléments des forces de líordre prennent ses membres pour des vaches à lait. Ils voient même des éléments de líOCRB effectuer des contrôles des papiers des véhicules, sachant quíils pourront se mettre des billets de banque en poche. Pire, la police municipale síest aussi transformée en police de circulation routière et les agents de ce corps de la municipalité abusent de leur « autorité » en contrôlant désormais des pièces afférentes des taxis et bus à la barbe de leurs chefs qui ne réagissent pas, mettant ainsi en difficulté les conducteurs.

 


© carpistatuer.skyrock.com
Les taxis dans les rues de Bangui
Pour M. René Sokambi secrétaire général du SCRTB, ce système doit cesser. Joignant líacte à la parole, il a fait déposer sur les tables des directeurs généraux de la police et de la gendarmerie des plaintes quant aux agissements et aux abus des contrôles parfois fictifs de leurs éléments sans aucune réaction de leur part. M. Sokambi déplore aussi líinexistence des panneaux de signalisation, alors que des agents de la police sont prêts à sanctionner. De ce fait, il a demandé à la mairie de Bangui de prendre ses responsabilités et de restaurer ces panneaux car dit-il, ce ne seront pas que des taxis et bus qui en bénéficieront. Il a déploré par ailleurs le fait que les éléments de la police et de la gendarmerie soient, déployés sur les artères de la capitale à la suite des évènements que connait actuellement le pays. Cíest à eux que revient la tâche de procéder à des fouilles des passagers dans le cadre de la sécurité.

Malheureusement, ces éléments une fois sur les lieux, procèdent uniquement au contrôle des papiers d'identification des taxis, «sachant que cíest là qu'ils auront de líargent», a indiqué M. Sokambi. Ainsi, «il est prévu que le syndicat devra rédiger un communiqué de presse, pour dénoncer ces pratiques en attendant la suite des correspondances envoyées à la police et à la gendarmerie. Par la suite nous allons déposer un préavis de grève et au cas où nos revendications ne soient pas prises en compte, nous allons passer en action», a conclu le SG du SCRTB.

 



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