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Les connexions en Centrafrique

L'idée est de donner aux élèves des classes de seconde une formation Internet

 

A Bangui, capitale de la république centrafricaine, l'accès à Internet pour les étudiants n'intervient qu'au niveau de la licence. Autant dire un très faible pourcentage. Dans un pays où les études supérieures sont inaccessibles à une grande partie de la population, le danger pour les jeunes de s'engager sur un mauvais chemin est grand. C'est en partant de ce constat que Mélaine Poda a eu l'idée, avec son association, de se mettre à la recherche de matériel informatique réformé, auprès des entreprises ou des particuliers. Sur place, à Bangui, un représentant de Bêafrika se charge de trouver un local.

 


© bêafrika
Melaine Poda, le promotteur
L'idée est de donner aux élèves des classes de seconde une formation Internet, les meilleurs d'entre eux devenant à leur tour formateur pour leurs camarades. Ces séances se dérouleraient le matin, et dans l'après-midi, la population aurait accès à la connexion, moyennant une faible participation financière. Le président de Bêafrika espère obtenir une audience auprès du ministre centrafricain de l'éducation mais les portes sont pour l'heure difficiles à franchir. En attendant, les adhérents de l'association continuent de récolter les ordinateurs et cherchent des financeurs, dans un premier temps pour acheminer le matériel jusqu'à Bangui (le coût est évalué à 6.000 euros). Des démarches ont également été entreprises auprès des fournisseurs d'accès. Pour mieux faire connaître son projet, Bêafrica participera au prochain festival Afrique du cinéma le Mélies. D'ici là, toutes les aides et toutes les volontés sont les bienvenues pour soutenir ce projet.

 



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