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Centrafrique: la rébellion pousse à líexil

En se livrant à des pillages dans plusieurs villes du sud du pays, les rebelles font fuir la population vers la République démocratique du Congo (RDC) voisine

 

Selon l'AFP qui cite des sources concordantes, les rebelles de la Séléka ont assiégé Satéma (centre-sud) samedi, 26 janvier et ont positionné des hommes dans la ville où, ils sont revenus dimanche à l'occasion du marché hebdomadaire. Plusieurs personnes ont été dépossédées de leurs biens, et des centaines de personnes se sont réfugiés en RDC, a déclaré Kohotro Mbomba, un député du parti au pouvoir KNK, du président François Bozizé. Par ailleurs, à Alindao, ville (du centre-sud) sous contrôle du Séléka, les rebelles ont saccagé la gendarmerie, la mairie, le commissariat et ils sont allés piller le presbytère, a pour sa part affirmé Moïse Kotayé, député d'Alindao (indépendant, proche de l'opposition).

 


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"Les responsables de Séléka disent que ce sont des éléments incontrôlés, mais il s'agit d'une racaille qui détruit, pille et saccage en toute impunité. Il faut que les responsables réagissent. C'est eux qui les ont recrutés, et ce ne sont pas des étrangers. Ce sont des jeunes démunis qu'ils ont appelés dans leurs rangs qui se livrent à ce genre d'exactions", a déploré M. Kotayé. Un des reponsables militaires du Séléka, le colonel Djouma Narkoyo, a reconnu une attaque la semaine dernière contre Dimbi (centre-sud). Il a déclaré que "chaque fois que des informations faisant état d'exactions nous parviennent, nous procédons à une vérification et nous lançons des hommes pour stopper les récalcitrants. C'est ainsi que les auteurs des attaques de Dimbi (centre-sud) ont été arrêtés et renvoyés à Sam Ouandja (nord-est)".

La semaine dernière, des rebelles avaient attaqué une zone d'extraction de diamants à Dimbi et la ville de Kembé, commettant "des pillages, des destructions d'édifices et des assassinats" selon le ministère de la Défense. Après une offensive éclair qui les avait amenés jusqu'aux portes de Bangui, les rebelles avaient accepté le 11 janvier à Libreville un cessez-le-feu et le retrait des zones occupées conditionné notamment par la nomination d'un nouveau Premier ministre issu de l'opposition civile et la formation d'un gouvernement d'union nationale. Or, le 17 janvier, l'opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre au terme d'une cérémonie réunissant toutes les parties du conflit centrafricain à Bangui.

 



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