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Centrafrique: Des religieux pris à partie par la Séléka?

Certains prélats de líEglise catholique se disent terrorisés par des menaces émanant de la rébellion

 

Des sources concordantes provenant de líarrière pays font état de ce que des prélats des églises catholique font líobjet de violence de la part des éléments «incontrôlés» de la coalition Séléka. Tout díabord, des religieux de l'Eglise catholique de la préfecture de la Basse-Kotto située dans la partie sud-est de la République centrafricaine, rapportent qu'ils sont terrorisés par des menaces de mort proférées par certains rebelles de la coalition Séléka. «Ils nous ont fait savoir que c'est nous qui parlons toujours sur les médias internationaux sur ce qu'ils font dans les villes qu'ils occupent», a-témoigné mardi, 29 janvier, une religieuse qui s'est réfugiée à Bangui. Selon la même source, les religieux subissent de menaces de mort faites par les rebelles qui ont fait savoir que seuls les religieux peuvent communiquer avec le reste du monde, car dans les zones qu'ils ont occupées tous les réseaux téléphoniques sont interrompus.

 


© cecarca.org
Elle dénonce que certains des hommes de la Séléka se sont rendus dans la ville de Kémbé dans le sud-est du pays dimanche et mardi pour effrayer des religieux. Ceux-ci sont obligés de fuir la ville pour se réfugier dans la ville de Bangassou, la même préfecture. Il y a une semaine, líarchevêque de Bangassou, Monseigneur Juan José Aguire avait déjà dénoncé sur RFI, les exactions commises par les rebelles dans plusieurs localités de la Haute Kotto et du Mbomou. Les rebelles digèrent mal que le prélat se soit prononcer sur cette situation. Mgr Mathos de Bambari aussi aurait eu des coups et aurait même été blessé. En síattaquant dimanche et lundi aux religieux de Kémbé, les rebelles níont pas opéré de pillage, selon des sources anonymes.

Jusquíalors, les responsables de la coalition Séléka attribuent ces exactions à certains de leurs éléments dits «incontrôlés» qui níont reçu des ordres de personne. Il y a quelques jours déjà, ces éléments avaient fait irruption à Kémbé et avaient cassé la maison carcérale et libéré les prisonniers. Le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, s'est insurgé contre les exactions commises par les rebelles de la Séléka à l'intérieur du pays, lors d'une conférence de presse vendredi 25 janvier. Il a également demandé aux leaders de la Séléka de poursuivre les opérations de sensibilisation de leurs éléments, dans les zones qu'ils occupent.

 



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