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Séléka: Le Commandant de brigade de la gendarmerie de Kémbé tué

La nouvelle de ce décès a été confirmée par un communiqué du ministère de la Défense de Centrafrique

 

Le porte parole de la défense, Lieutenant Colonel Jean Ladawa dénonçait, lundi les exactions commises par les rebelles de la coalition Séléka dans l’Est de la République Centrafricaine, notamment dans la sous préfecture de Kémbé. Les éléments de la coalition Séléka y ont fait irruption, détruisant les édifices de l’administration, saccageant la gendarmerie, les sociétés de téléphonies mobiles, et tuant le Commandant de Brigade de la gendarmerie en exercice de la localité. Pour porter l’attention sur ce nouveau crime, des parents du gendarme ont organisé une manifestation le mercredi 23 janvier 2013 devant la primature afin d’interpeller le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye sur l’assassinat d’un des leurs par des rebelles de la Séléka. C’est au cours de la prise des villes de Dimbi et Kémbé (centre-est), à en croire les parents, que le commandant aurait été tué. Ils ont même empêché momentanément la circulation sur l’avenue des Martyrs devant la primature mais les forces de l’ordre n’ont pas tardé à les disperser. Ils ont finalement été reçus par le directeur de cabinet sortant de la primature M. Sarandji. Ce dernier leur aurait promis de patienter en attendant de vérifier l’information de l’assassinat de leur parent gendarme.

 


© ugo.cn
La Primature à Bangui
Pour la famille du gendarme, «c’en est un de trop pour ces rebelles qui ont pourtant signé le 11 janvier dernier des accords avec le pouvoir de Bangui». La famille promet poursuivre l’affaire au niveau de la Cour pénale internationale afin que Michel Djotodjia et ses hommes de la Séléka soient arrêtés et répondent de leurs actes commis contre la population centrafricaine. Dans le même temps, la coalition des rebelles de la Séléka a démenti une éventuelle conquête d’autres villes au cours d’une conférence de presse à la base M’poko à Bangui. Toutefois, les responsables de cette coalition ont reconnu certaines exactions commises par leurs éléments dits incontrôlés.

Christophe Gazambeti, un des porte-paroles de la Séléka a expliqué que, ce sont des éléments incontrôlés qui n’ont reçu des ordres de personne. «Ces derniers ont aussi fait irruption à Kémbé. De là, ils ont cassé la maison carcérale et libéré les prisonniers», a-t-il ajouté. «Toujours dans cette ville, pendant leur rapt, il y’aurait une perte en vie humaine. Si l’information est confirmée, nous le regrettons vivement et adressons nos condoléances à la famille du disparu», a compatit le porte parle. Ce responsable de la Coalition Séléka a avancé qu’«en guise de correction, la coalition Séléka a aussitôt dépêché une équipe pour aller ramener les récalcitrants sur Bambari et les désarmer. Ils seront sanctionnés de la manière la plus exemplaire possible: rayés simplement des rangs de la Séléka». Et de conclure son propos, «bientôt, nous allons entamer une série de descentes dans les zones que nous contrôlons afin de sensibiliser nos troupes pour protéger la population. Une caravane de la paix va accompagner cette tournée».

 



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