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Centrafrique: la Can 2013, pour redonner à vivre à Bangui

Le temps de la compétition, les jeunes arrêtent toutes leurs activités aux environs de 15h pour se concentrer sur les matches qui se déroulent en Afrique du Sud

 

Après quatre semaines de conflits armés qui a secoué la République Centrafricaine, toutes activités socioéconomiques et culturelles tournent au ralenti. Mais avec la quiétude qui semble revenir dans le pays avec la nomination díun Premier ministre de consensus, le déroulement de la coupe díAfrique des nations (CAN) en Afrique du sud est une occasion pour les jeunes de se distraire. Toute la population en particulier les jeunes sont aujourdíhui mobilisés autour de la compétition depuis le 19 janvier. Ils arrêtent toutes leurs activités aux environs de 15h pour se concentrer sur les matchs. Ces jeunes qui adorent regarder les matchs de football síorganisent en bande de supporters des différentes équipes qualifiées pour cette édition.

 


© Aurelio Gazzera
Les discussions vont bon train après les matches de la Can entre les jeunes des quartiers (illustration)
«Tout le monde semble oublier les moments durs, et les quatre semaines sombres quíon a eu à passer, parce que la jeunesse a les yeux rivés sur les matchs qui se déroulent en ce moment en Afrique du sud», a expliqué un jeune du quartier Miskine. La majorité des jeunes interrogés, pensent que la CAN est actuellement líunique moyen de distraction et un moment de retrouvaille entre jeunes afin de discuter ensemble sur les évènements récents. «Depuis le déclanchement des hostilités, je níai pas eu líoccasion de passer des moments avec mes amis parce quíil y a le couvre-feu. Mais avec la décision de chef de líEtat qui a repoussé les heures de couvre-feu, cela est une occasion pour les jeunes de voir tous les matchs et de parler sur ce que nous venons de vivre», se réjouit un des jeunes.

Loïc Samba, habitant le quartier Benz-vi, a affirmé que cíest un moment díévasion, de joie et de suspens. «Cíest comme une nouvelle aventure pour moi, après tout ce que nous venons de traverser durant les quatre semaines écroulées», a-t-il ajouté. Malgré líabsence de la République centrafricaine à cette CAN, les jeunes sont chacun derrière une équipe pour lui apporter un soutien.

 



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