Archive

RCA: Séléka «libérer le pays de la crise»

Cíest líappel lancé par la coalition de rebelles à líendroit du nouveau PM, Nicolas Tiangaye

 

La coalition rebelle centrafricaine Séléka qui a pris les armes début décembre pour renverser le président François Bozizé vient de lancer un appel au nouveau Premier ministre, Nicolas Tiangaye, dont elle a salué la nomination. Selon son porte-parole militaire, le colonel Michel Narkoyo, il lui est demandé díúuvrer pour «libérer le pays de la crise». Tout d'abord, cette rébellion qui campe à moins de 100 km de la capitale Bangui, a insisté sur le respect des accords de paix conclus il y a plus díune semaine à Libreville au Gabon. Elle tient toujours à faire savoir quíelle a eu le contrôle de plusieurs villes importantes avant d'aller négocier avec le pouvoir central dans le cadre de discussions sous l'égide de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC). Cíest pourquoi «nous demandons à M. Tiangaye de respecter les signatures tout en mettant en oeuvre des actions pour libérer le pays de la crise», a souligné le colonel Narkoyo pour qui l'alliance rebelle à laquelle il appartient est préoccupée de participer à la gestion de la République centrafricaine (RCA), aux mains selon lui d'un dirigeant «incompétent».

 


© REUTERS
Lors des discussions de Libreville en janvier 2013
Depuis l'arrivée du président Bozizé au pouvoir en mars 2003 par coup d'Etat contre Ange-Félix Patassé, aujourd'hui décédé, «il n'y a pas de stabilité dans le pays. On lui accorde de reste au pouvoir, mais de gérer le pays d'une manière consensuelle avec les opposants. Maintenant, c'est une affaire de gouvernement d'union nationale», a laissé entendre le rebelle Narkoyo. C'est effectivement un gouvernement d'union nationale que va diriger Nicolas Tiangaye, Premier ministre doté de «pleins pouvoirs», d'après les accords de Libreville. Ce cabinet qui reste à former sera une constellation de cinq entités représentatives des différentes sensibilités sociopolitiques de la RCA: la majorité présidentielle, l'opposition démocratique dont est issu le chef du gouvernement lui-même, Séléka, les mouvements militaro-politiques non combattants et la société civile. Comme le poste de Premier ministre à l'opposition démocratique, les accords de sortie de crise ont attribué d'office le portefeuille de la Défense à Séléka. Son titulaire n'est pas encore connu. Confiant avoir reçu une proposition de cinq ministères, la rébellion en revendique d'autres, au tout «sept au moins».

 



Commentaire


Retour en haut