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Bangui: La société civile lors des négociations de Libreville

Partie prenante des Accords de Libreville, elle vient de faire son retour à Bangui et a tenu à faire le point sur la mission qu’elle a effectué auprès des différents protagonistes de la crise

 

«Deux éléments de la société civile avaient été désignés pour participer aux assises de Libreville comme observateurs. Notre mission consistait à faire un plaidoyer auprès des principaux protagonistes. C’est pourquoi nous y sommes allés pour influencer un peu la prise des décisions afin que nous pouvions obtenir un cessez-le feu définitif, obtenir l’ouverture d’un couloire humanitaire, de demander aux parties prenantes de privilégier l’intérêt général et national et enfin de penser déjà à la tenue d’un dialogue national, inter centrafricain», a déclaré Brice Kévin Kakpayene, coordonnateur de l’ONG enfant sans frontière qui a fait partie de la délégation de Libreville.
Il se félicite des Accords conclus entre les protagonistes à Libreville, et affirme que la société civile de Bangui se voit prête d’entrer dans le futur gouvernement d’union nationale qui se profile à l’horizon. «D’après nos informations, deux places sont réservées à la société civile dans le gouvernement, mais nous allons nous concerter pour voir ce qu’il y a lieu de faire», a-t-il ajouté.

 


© gabonreview.com
Gervais Lakosso (à gauche), directeir du Crea, et Brice Kevin Kakpayen, coordonateur de l’ONG Enfants sans frontières
Mais bien avant de rentrer sur Bangui, ils ont fait un tour à Kampala, en Ouganda pour s’imprégner de l’expérience de la société civile ougandaise afin de préparer le prochain dialogue inter centrafricain de Bangui. «Nous avons une grande mission à accomplir après les assises de Libreville, celle d’abord de vulgariser les accords de Libreville, puisque nous nous sommes rendus compte que les premiers accords n’ont pas été vulgarisés. Ce qui a occasionné la rechute des hostilités en Centrafrique. Enfin, la poursuite à la justice de tous les auteurs présumés des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Centrafrique depuis les mutineries jusqu’à nos jours», a-t-il conclu. Pour Me Bruno Hyacinthe Gbiébga qui a aussi participé aux travaux de Libreville, il y a aucune disposition qui prévoit l’amnistie des auteurs des crimes perpétrés pendant cette période de conflit. «Ils doivent répondre de leurs actes devant la justice, car un pays se construit également par un procès juste et équitable. Il n’y a pas de paix sans une justice véritable», a souligné Me Bruno Hyacinthe Gbiégba. La société civile demande enfin l’indemnisation des toutes les victimes des conflits en Centrafrique.

 



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