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Denrées: Bangui confrontée à de graves hausses des prix

Le panier des ménagères est quasiment vide depuis quelques semaines et seuls les ménages nantis parviennent à mieux se nourrir

 

Le problème de la hausse des prix des denrées alimentaires se fait de plus en plus ressentir dans la capitale centrafricaine. Cela síajoute à la hausse des produits de première nécessité dont se plaignent aussi les commerçants actuellement. Cette situation qui est due à la crise que traverse la République centrafricaine, comporte de graves répercussions sur la population centrafricaine et particulièrement celle de Bangui. Ce sont les ménagères qui se plaignent davantage car, il níest plus aisé et encore moins, commode de síapprovisionner en vivres à Bangui. Des prix des denrées alimentaires ont doublé, la viande de búufs est quasi introuvable sur le marché, autrement, elle coûte les yeux de la tête. Ainsi, la quantité de la consommation familiale en a pris un sérieux coup. Dorénavant, il níest plus facile, selon certaines ménagères, de trouver de bons aliments à manger avec 2500 FCFA.

 


© RJDH-RCA
Le pouvoir d'achat ne correspond plus au niveau des prix sur les marchés à Bangui
La cuvette du manioc qui était à 2500 F CFA avant le 10 décembre 2012, est passée depuis quelques jours à 4000 F CFA dans certaines zones, 3500 ou 4500 FCFA dans díautres. Pire, même les légumes sont désormais à des prix déraisonnables. Du coup, líon se demande si la ville ne risque pas de vivre une crise alimentaire si cette situation se prolonge. Ce díautant plus que líon a vu affluer dans la capitale, des contingent de troupes militaires sensées sécuriser la capitale encore sous la menace de la rébellion Séléka.

Selon les analystes de la situation du pays, cette hausse des prix est due en premier lieu, à líoccupation des villes par les rebelles de Seleka qui coupent désormais la circulation sur de nombreux axes. Lesquels servent à líacheminement, des vivres qui ravitaillent Bangui. Ainsi, au pk 12, la viande de brousse boucanée est aussi à des prix élevés, plus quíavant la situation en cours dans le pays. De ce fait, les inquiétudes ne cessent de grandir au sein de la population qui craint pour son propre sort. Le bout du tunnel parait bien loin.

 



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