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CEEAC: Besoin díargent pour la FOMAC en Centrafrique

Líorganisation sollicite 5 millions díeuros auprès de líunion africaine pour remplir convenablement ses missions

 

Le secrétaire général de la CEEAC, Nassour Guelendouksia Ouaïdou a réclamé à Libreville une aide financière díenviron 5 millions díEuros pour financer la force díinterposition de la CEEAC dépêchée en Centrafrique, un pays membre de la communauté menacé díexplosion par la rébellion de la Séléka. «Donnez-moi les moyens pour que je garde mes troupes là-bas à Bangui», a suppléé M. Guelendouksia Ouaïdou qui a indiqué par ailleurs quíun soldat coûtait par jour à la CEEAC 9 600 FCFA. A ce jour líinstitution régionale a déjà dépensé 500 millions de FCFA.

 


© ceeac
Ki Doulaye Corentin (d) et Nassour Guelendouksia Ouaïdou (g)
Le patron de la CEEAC sollicite cette somme auprès líUA car, a-t-il dit «[i même si le climat est apaisé à Bangui, la prudence recommande que les troupes mettent plusieurs mois dans la capitale centrafricaine». En effet, à la faveur de la signature díun accord de paix le 11 janvier dernier, les différentes parties sous líégide de la CEEAC, ont convenu de garder sur la ligne de front les soldats de la Fomac. Le Gabon, le Tchad, le Congo Brazzaville et le Cameroun sont les pays qui ont dépêchés les troupes à Bangui à raison de 120 soldats par pays. Cette opération rentre dans le cadre du Conseil de paix et de sécurité en Afrique centrale (COPAX).

La délégation de la commission de líUnion africaine était conduite par, líambassadeur chef de bureau de liaison de Nídjamena, Ki Doulaye Corentin qui a dit traduire fidèlement la doléance de la CEEAC à Mme Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la commission de líUnion africaine. M. Ki Doulaye qui a gardé un air positif par rapport à líaboutissement favorable de cette requête, a indiqué que la CEEAC était pour líUA un pilier très important. Dans un communiqué signé en début de semaine, líinstitution panafricaine saluait à juste titre, la démarche et líattitude de la CEEAC, et plus particulièrement le président tchadien Idriss Déby, président en exercice de la structure sous-régionale, dans la gestion globale du conflit centrafricain.

 



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