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Libreville: Au deuxième jour des pourparlers centrafricains

Les débats devraient porter principalement sur la renégociation des accords de paix signés entre 2007 et 2011, notamment en 2008, entre le pouvoir centrafricain et la rébellion

 

Début des pourparlers
Ces négociations qui se déroulent dans la capitale gabonaise sous l'égide des pays d'Afrique centrale ont débuté mercredi à Libreville. Il síagit de pourparlers entre le régime du président centrafricain François Bozizé, la rébellion du Séléka et l'opposition. Les débats devraient porter principalement sur la renégociation des accords de paix signés entre 2007 et 2011, notamment en 2008, entre le pouvoir centrafricain et la rébellion. "Je demande aux uns et aux autres, surtout à l'opposition et aux groupes armés de respecter les engagements pris par les chefs d'Etats à N'Djamena, d'axer leurs discussions sur les accords de 2008 de Libreville, et de s'en tenir aux règles de l'Union africaine par rapport au changement de régime" a déclaré à l'ouverture de la rencontre le ministre congolais des Affaires étrangères Basile Ikouébé, qui dirige les pourparlers.

 


© REUTERS
Les différentes délégations à Libreville
Le 21 décembre, les présidents de la CEEAC, Communauté économiques des Etats d'Afrique centrale, réunis à N'Djamena, avaient demandé à la rébellion de quitter les zones occupées depuis le 10 décembre. En l'absence de cessez-le-feu, le Séléka avait cependant continué sa progression jusqu'aux portes de Bangui. Les rebelles quant à eux demandent le départ immédiat du pouvoir du président centrafricain. Lequel a exclu de négocier son départ, en réaffirmant que nous allons à Libreville pour défendre la démocratie, la Constitution, pour dire (aux rebelles du) Séléka qu'ils respectent les décisions des chefs d'Etat d'Afrique centrale, les médiateurs de la crise, leur demandant de repartir à leurs positions de départ, a-t-il dit.

b Le mémorandum des rebelles
Dans un mémorandum présenté au premier jour des négociations avec le pouvoir et l'opposition à Libreville, le Séléka demande qu'une procédure soit engagée devant la CPI de la Haye contre François Bozizé, indique le texte. La rébellion accuse le président centrafricain de faits de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, parlant notamment de détentions et séquestrations arbitraires et de disparitions, assassinats et exécutions sommaires. La rébellion qui se trouve désormais aux portes de Bangui demande la reconnaissance par Bozizé et son régime de leur défaite militaire et leur abdication dans l'intérêt du peuple centrafricain. Dans le mémorandum, le Séléka reproche de nouveau au pouvoir le non-respect de divers accords de paix signés entre le gouvernement et les rébellions, notamment l'accord de paix global de Libreville de 2008. Les différents accords de paix (...) signés avec les groupes politico-militaires qui ont prévu des solutions idoines pour la paix globale et la sortie définitive de crise sont abandonnées délibérément aux oubliettes, dénonce la rébellion dans ce document.

 



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