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Crise centrafricaine: Bozizé à pile ou face à Libreville

Il est face à des rebelles et des opposants déterminés à le chasser du pouvoir

 

Le président centrafricain, François Bozizé, qui nía pas le sommeil tranquille depuis le déclenchement de la rébellion le 10 décembre dernier dans son pays, va jouer probablement son va-tout à Libreville où tous les belligérants sont actuellement réunis pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise. Le comité de suivi de líaccord global de paix intercentrafricain de 2008 de Libreville mené par le médiateur le président congolais Denis Sassou Nfguesso, aura du pain sur la planche pour amener toutes les parties prenantes au conflit à des meilleurs sentiments. Revigoré par la présence de 200 soldats sud africains (200 autres devront également arriver de Prétoria incessament) dépêchés par le président Jacob Zuma pour assurer sa sécurité, François Bozizé persiste et signe, il ne sera pas à Libreville pour négocier son départ du pouvoir.

 


© infosgabon.com
Mise en place díun Comité de facilitation pour assister le Comité de Suivi à Libreville
Un pied de nez à ces pairs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) qui doivent se trouver jeudi dans la capitale gabonaise pour se pencher sur la situation qui prévaut dans son pays. Une posture qui contraste avec les positions affichés par ses adversaires, notamment les rebelles de la Séléka qui contrôlent désormais plus de la moitié du territoire centrafricain.

Le chef de ce groupement rebelle, le général Michel Djotodia, et ses hommes sont catégoriques: «Bozizé doit partir afin díéviter un bain de sang à Bangui». Pour líancien ministre de la défense centrafricain Jean Jacques Demafouth, et leader de líArmée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un mouvement politico-militaire, arrivé de Paris mardi soir, a indiqué que le président Bozizé nía pas díautres alternatives que de négocier. Par contre, le leader du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, ancien parti au pouvoir), Martin Ziguelé, qualifie díirresponsables les déclarations du général Bozizé.

Agacé par toutes ces déclarations, les ministres des Affaires étrangères réunis à Libreville ont demandé aux acteurs de la crise centrafricaine de cesser toutes déclarations qui pourront mettre en mal les pourparlers actuellement en cours. Pour líinstant les discussions réunissant líensemble des protagonistes se déroulent de manière séparée dans le somptueux palais de conférence de la démocratie, un lieu retranché de la ville.

 



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