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Centrafrique: La mission de conciliation à Bangui et Ndélé

Cíest par ces deux villes quíelle a commencé ses tentatives de conciliation entre les rebelles de la Séléka et le gouvernement de Bangui

 

L'objectif de la mission de conciliation de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) auprès du pouvoir centrafricain et des rebelles, qui est arrivée hier jeudi à Bangui en Centrafrique est d'arriver à des négociations le 10 janvier. De source officielle, elle a commencé les discussions avec le pouvoir ici à Bangui et a envoyé une délégation à Ndélé pour rencontrer les rebelles, a appris l'AFP auprès de la Force multinationale d'Afrique centrale. La CEEAC veut ainsi obtenir un cessez-le-feu sur le terrain, avant des négociations entre les deux parties, probablement à Libreville au Gabon, selon la même source. La mission, dirigée par le général congolais (Brazzaville) Guy-Pierre Garcia, secrétaire général adjoint de la CEEAC, est composée de six personnes.

 


© journaldebangui.com
La Ceeac est sur le terrain
Parallèlement, à Libreville, les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC devaient se rencontrer vendredi, selon une source au ministère gabonais des Affaires étrangères. La Force multinationale d'Afrique centrale, mise en place en 2008, avait pour mission d'aider à consolider la paix dans le pays. Elle a compté jusqu'à 500 soldats en provenance du Gabon, de République Démocratique du Congo, du Tchad et du Cameroun. Elle avait commencé à se retirer progressivement de la Centrafrique, qu'elle était censée quitter définitivement avant le 31 décembre 2013.

La polémique
Pendant que les efforts se déploient sur le terrain diplomatique à líintérieur et à líextérieur de la Centrafrique, la polémique continue sur la présence de soldats congolais de la garde présidentielle à Bangui. Jeudi, les rebelles de la coalition Séléka affirmaient sur Afrikarabia, que "300 éléments de la garde présidentielle de République démocratique du Congo (RDC) ont été dépêchés à Bangui, mercredi 26 décembre, via Zongo". Les soldats congolais auraient été accueillis par un bataillon d'infanterie amphibie et installés au camp Beya, le quartier général de l'armée centrafricaine. Les rebelles demandaient alors à la garde présidentielle congolaise de "rester neutre, de ne pas rentrer dans le conflit" et de "protéger la population des exactions de Bozizé".

 


© afrikarabia.com
Zongo, de l'autre côté du fleuve
Vendredi, le gouvernement congolais a démenti cette information. "Les troupes congolaises sont à Bangui depuis près de trois ans dans le cadre de la Force multinationale d'Afrique centrale (FOMAC)" a affirmé le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Pour la coalition rebelle, il s'agit pourtant de renforts, envoyés mercredi par Kinshasa et non de troupes de la FOMAC, déjà présentes en Centrafrique. Les rebelles révèlent également que ses équipes de renseignements ont vu les éléments de la garde présidentielle congolaise, stationnés à 22 km de Bangui. La coalition demande donc à ces troupes congolaises de "se replier vers Bangui" et de "rester neutre dans le conflit". Les rebelles donnent 48 heures à la garde présidentielle de RDC "pour obtempérer", sinon "nous les attaquerons" affirme un porte-parole de la Séléka.


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