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A propos du Conseil Supérieur des Centrafricains de líEtranger

«Le discours politique du 13/08/2012 à líhôtel Hilton Roissy ne peut fonder une quelconque légitimité au groupe autoproclamé»

 

Par le biais de procédés peu orthodoxes, un groupe de Centrafricains constitué sur commande se sont réunis dans les locaux de líambassade à Paris le 08 Septembre 2012 et le 06 octobre 2012 pour donner naissance à un «conseil supérieur des centrafricains de líétranger» qui ressemble étrangement à un appendice du KNK. Le prétexte retenu pour justifier cette démarche serait de donner un cadre «aux attentes les plus pressantes pour un sursaut patriotique fort des Centrafricains de líextérieur en direction de leur pays». Un prétexte qui cache difficilement líagenda caché des initiateurs. Or, un minimum de sérieux serait díintroduire, préalablement à la création, plusieurs phases constitutives qui auraient donné líoccasion aux Centrafricains dans leur diversité et aux différentes associations Centrafricaines de débattre du choix, du format, du mode de fonctionnement et de líopportunité de mettre en place un organe représentatif et indépendant des pouvoirs publics. Le discours politique du 13/08/2012 à líhôtel Hilton Roissy ne peut fonder une quelconque légitimité au groupe qui síest autoproclamé bureau du Conseil Supérieur des Centrafricains de líEtranger.

 


© journaldebangui.com
Une vue des Centrafricains présents lors de la rencontre du 13/08/2012 à líhôtel Hilton Roissy
En 2005 déjà, la commission politique et diplomatie du Dialogue National dans son rapport final avait fait une recommandation relative à la création díun Conseil Supérieur du Centrafricain de líétranger en considérant que la communauté centrafricaine établie hors du territoire national, de par ses ressources humaines et financières, peut et doit contribuer au développement du pays. Ainsi, la légitimité de tout organe supérieur des Centrafricains de líextérieur à porter la défense des intérêts de la diaspora dans la perspective díune meilleure implication de celle-ci dans la mise en úuvre des projets díinvestissement et le partage des responsabilités dans la lutte contre la pauvreté dans notre pays repose uniquement sur une adhésion massive des différentes composantes de cette forte communauté.

La diaspora Centrafricaine níest pas monolithique, elle ne se limite pas à la France, elle est diverse et diversifiée et est le résultat de plusieurs facteurs díordre politique et économique. Avec un flux migratoire qui síétabli à 0,05% de la population, rapporté à 5.000.000 díhabitants, on peut estimer à environ 1.900 personnes qui quittent chaque année le pays pour síinstaller hors du territoire national en Afrique, Europe et Amérique. Cíest dire que la diaspora Centrafricaine est non négligeable et mettre en place une structure de suivi de sa situation demande un peu plus díingéniosité quíune petite réunion de douze personnes. Dès lors la question de líagenda caché de líinitiatrice de cette démarche se pose et doit être suivie avec beaucoup díattention.

 



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