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Sommet: Ndjamena convoque la CEEAC au chevet de la Centrafrique

La crise sécuritaire en RCA sera à líordre du jour du rassemblement extraordinaire des leaders d'Afrique centrale, autour du chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno

 

Le gouvernement tchadien a accepté díabriter un sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), ce vendredi 21 décembre. Celui a été convoquée dans le but de mettre fin à la crise qui sévit actuellement en Centrafrique. Ainsi, plusieurs chefs díEtats y sont attendus, et certains à líinstar du Centrafricain François Bozizé et du Congolais Denis Sassou Nguesso sont déjà arrivés sur le sol tchadien. Les rebelles de la coalition Séléka quant à eux níont pas été conviés à cette réunion. Mais cette disposition pourrait changer à tout moment au cours des pourparlers. Cíest le 18 décembre dernier que la crise a éclaté en République centrafricaine. Les rebelles ont commencé par prendre possession de la ville de Bria au centre du pays. Aujourdíhui, ils affirment détenir déjà plusieurs villes du nord et du centre du pays, dont Batangafo, la dernière en date.

 


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Tous les présidents de la Sous-régions seront-ils là?
Ils ont cependant annoncé le 20 décembre la suspension de leurs opérations militaires en attendant líouverture díun dialogue. C'est donc sur le terrain diplomatique que le front pourrait évoluer ce vendredi 21 décembre. Cette coalition de rebelles réunis trois groupes en son sein (l'UFDR, le CPJP et le CPSK). La liste de revendications quíils ont communiqué est constituée de dix points. Ils réclament tout díabord, le respect de l'accord de Birao, signé entre le gouvernement et l'UFDR en 2007. Cet accord prévoyait le désarmement et la réinsertion des combattants. Ils exigent également la mise en úuvre des conclusions du dialogue politique inclusif tenu en décembre 2008 à Bangui. Réunissant le pouvoir, les rebelles, les syndicats et la société civile, ce forum avait abouti à plusieurs engagements dont, la formation d'un gouvernement de large union, la tenue d'élections libres et transparentes, la création d'une commission vérité et réconciliation.

 


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Au chevet de la Centrafrique
Après ce volet, ils sont passés à des réclamations d'ordre judiciaire avec la mise en place de commissions d'enquête pour connaître notamment le sort d'un ancien leader rebelle, Charles Massi, arrêté par les autorités centrafricaines et disparu depuis décembre 2009. Le point sept de la liste concerne notamment la demande de libération de tous les prisonniers politiques. La coalition veut aussi obtenir le paiement de primes promises à chaque combattant selon l'accord passé avec le président Bozizé. Ils (les rebelles) seraient prêts à encourager le retour à la paix si le gouvernement consent à débattre de ces questions lors du sommet de NíDjamena selon un communiqué. Si les choses ne sont pas faites comme ils le désirent, ils mettront tout en úuvre pour renverser le régime centrafricain en place.

Le parti politique díopposition Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) attend également beaucoup de ce somment qui se tient au Tchad. Pour son président Martin Ziguélé, La première attente, c'est le retour à une paix définitive. Ce sommet doit aller au fond des choses. Il faut élargir la base des discussions à la question de la sécurité de la République centrafricaine. Tout le monde est victime de la situation de blocage politique qui entraîne cette perte de confiance et de crédibilité de notre pays. Plusieurs espoirs reposent donc en ce sommet de la CEEAC.


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