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Centrafrique: les rebelles sollicitent le dialogue sincère

Ils ne se retireront pas tant que le pouvoir de Bangui ne leur aura pas tendu la main en retour

 

Ayant pris acte de la résolution des Nations unies à líencontre de la RCA, un des principaux dirigeants de la coalition rebelle a affirmé jeudi que les rebelles ne se retireront pas de leurs positions tant qu'ils n'obtiendront pas un dialogue sincère avec Bangui. Nous avons pris acte de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU (leur demandant de se retirer), mais nous n'allons pas nous retirer des positions actuelles sur le terrain jusqu'à ce qu'il y ait un dialogue sincère avec le pouvoir, a affirmé Michel Djotodia, dirigeant de l'aile dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) qui a adhéré à la coalition rebelle Séléka. C'est de cette façon seulement que nous allons maintenir la pression sur le régime de Bangui. Nous n'avons jamais dit que nous allons marcher sur Bangui, mais nous exigeons du président Bozizé un dialogue sincère, a poursuivi le chef rebelle, joint par téléphone satellitaire par líAFP.

 


Les villes occupées par une forces rebelles en Centrafrique
On ne cherche pas le pouvoir. On veut que nos droits soient reconnus, que des réponses puissent être trouvées à nos exigences, de façon à ce que le président Bozizé gouverne autrement que ce qu'il est en train de faire. Il faut l'amener à améliorer sa gouvernance pour le bien-être du peuple centrafricain, a-t-il ajouté. Le Séleka a pris mercredi la ville de Kabo (nord, 350 km de Bangui), après la ville de minière de Bria (centre) mardi et attaqué plusieurs autres villes du nord dont Ndélé la semaine dernière. Dans une déclaration adoptée mercredi soir à New York, les 15 pays membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies condamnent les attaques rebelles et les violations des droits de l'homme qui en ont résulté. Le Conseil a toutefois insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue politique et demandé aux groupes armés et au gouvernement de la République centrafricaine de réaffirmer leur attachement au processus de réconciliation nationale.

Le Conseil de sécurité de l'ONU interpelle la rébellion
Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé mercredi que les rebelles centrafricains "mettent fin aux hostilités, se retirent des villes qu'ils ont prises et cessent leur progression" vers Bangui. La déclaration a été adoptée par, les 15 pays membres qui "condamnent les attaques" menées ces derniers jours dans le nord-est du pays "et les violations des droits de l'homme qui en ont résulté" et ils soulignent que les responsables des exactions doivent être sanctionnés. Ils insistent sur "la nécessité de renforcer le dialogue politique" et demandent aux groupes armés et au gouvernement de la République centrafricaine de "réaffirmer leur attachement au processus de réconciliation nationale". Les rebelles centrafricains qui menacent de renverser le régime de Bangui ont poursuivi leur offensive lancée la semaine dernière en prenant mercredi une nouvelle ville du nord mais le président François Bozizé a été renforcé par l'arrivée de soldats de son allié tchadien.

 



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