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Ngoukomba 2012: Le pèlerinage 2012 de l’immaculée conception

Mgr Nzapalaïnga s’appesanti sur la collaboration professionnelle et déplore l’instabilité politique

 

Le Sanctuaire marial de Ngoukomba situé à 24 km de la capitale centrafricaine a accueilli la 8ème édition du pèlerinage le samedi 8 décembre 2012. Un rituel marqué par une importante présence des hautes autorités politiques dont le Chef de l’Etat et quelques ministres ainsi de nombreux chrétiens. Depuis le 8 décembre 2005, date à laquelle a été lancée la première édition du pèlerinage, chaque année la population centrafricaine se déporte sur le site du sanctuaire marial à Ngoukomba situé au pk 24 sur la route de Damara. Le 8 décembre marque la célébration de l’Immaculée conception d’où le choix de cette date pour le pèlerinage à Ngoukomba. Cette autre édition du pèlerinage et le site choisi rappelle aux chrétiens centrafricains la croix qui était sortie au ciel lors de la seconde édition dudit pèlerinage.

 


© acap-cf.info
Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, au cours de la messe dans la grotte
L’Evangile de cette célébration eucharistique a été tiré du livre de Luc au chapitre 1, verset 26 à 38 qui relate de l’annonciation de la naissance de Jésus à la Sainte vierge Marie. Dans son homélie, Mgr. Dieudonné Nzapalaïnga s’est appesanti sur plusieurs points. Il a eu à retracer l’historique du pèlerinage à Ngoukomba avec comme rappel l’apparition de la croix en 2007, ce qui a été un grand évènement pour le monde religieux. Le prélat a aussi souligné la question de la famille. Il a expliqué comment une famille peut se consolider et comment aboutir à une famille chrétienne avant de reconnaître que la jeunesse reste un atout majeur et donc, doit être obéissante et éviter le SIDA en soulignant le point du mariage en milieu jeune.


 

Il a exhorté toujours dans son homélie, les centrafricains à une franche collaboration professionnelle et a appelé à la lutte contre le régionalisme, l’ethnicisme dans le cadre de l’emploi car selon lui, tout centrafricain a droit au travail selon sa compétence. L’un des points les plus chauds de son homélie a été le fait qu’il n’ait pas cautionné les troubles qui secouent le pays occasionnés par la prise d’armes car selon lui, pour une moindre chose on prend des armes et regagne la brousse. Autre chose qui denoncé par la prélat, l’instabilité politique qui constitue un vrai frein au développement de la République centrafricaine. Avant de finir, il a rappelé aux pèlerins que le sanctuaire n’est pas un endroit pour s’amuser mais quand on y va, c’est pour prier et soumettre ses problèmes à la sainte vierge Marie.


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