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Quelle place pour les femmes aux élections de 2011?

Mme Marie-Reine Hassen, ancienne ministre, figure parmi les candidats déclarés à la prochaine présidentielle

 

Poussées par le vent de la Résolution 1325 des Nations Unies relative à l’implication des femmes dans les processus et instances de prise de décisions, les femmes centrafricaines, pas plus à plaindre qu’ailleurs en Afrique, jugent que le moment est venu d’aller au-delà des nominations symboliques. C’est ainsi que les femmes, sur le plan individuel, collectif ou associatif, entendent de plus en plus marquer leur présence sur le terrain politique en rivalisant avec les hommes. C’est le slogan de Mme Marguerite Kofio, présidente de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA). D’après elle, la République Centrafricaine est l’un des tout premiers pays d’Afrique et du monde à faire la promotion de la femme avant même son indépendance en faisant occuper des hautes fonctions d’Etat et de prises de décisions par des femmes. Et pour preuve ! Mme Marthe Matongo est la première femme élue députée en 1959, avant l’indépendance de la RCA et bien avant que les femmes de certains pays du continent soient acceptées simplement comme électrices. De la même manière, Mme Elisabeth Domitien fut la première femme d’Afrique à occuper le poste de Premier ministre (1975—1977).

 


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Mme Marie-Reine Hassen, candidate déclarée aux présidentielles 2011
C’est également la thèse que soutient le G23, le groupe des 23 femmes centrafricaines qui ont déclenché le mouvement d’implication des femmes aux instances de prises de décisions politiques. Sa présidente, Mme Marie-Justine Mamba, enseignante à l’Université de Bangui, est candidate à l’élection législative dans le 8e arrondissement de Bangui où elle entend «faire mordre la poussière» aux candidats au masculin. Sous la houlette du G23, plusieurs femmes leaders provenant des milieux politiques, associatifs et professionnels ont été formées et outillées, avec l’appui du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), pour participer aux élections du cinquantenaire de l’indépendance de la RCA. Elles ne cachent pas leur intention de renverser la vapeur et la tendance aux prochaines consultations populaires. Il n’est donc pas étonnant qu’une femme, Mme Marie-Reine Hassène, ancienne ministre déléguée aux Affaires étrangères et au Plan (2006 à 2008) figure parmi les candidats déclarés à la prochaine présidentielle, bien que son dossier n’ait pas été enregistré parmi les six (6) parvenus à la Commission électorale indépendante (CEI). Comme on le voit, c’est une véritable révolution qui est en marche.

 



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