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Insécurité: Une victime de l’attaque près de Sibut témoigne

Dans son lit de malade, Rodolphe Guérémalé Wédane, est le chauffeur du préfet de la Ouaka, Marthe-Lydie Yangba

 

Tous les deux victimes de l’attaque d’une bande armée non identifiée sur l’axe Sibut, le vendredi 23 novembre, il a accepté de témoigner auprès des confrères du RJDH, sur les circonstances de cet événement. «Nous avions quitté Bangui, Mme le préfet, son aide de camp, le conseiller économique et moi-même, autour de 15 heures, à destination de Bambari. Arrivés aux environs de 19 Kilomètres de la ville de Sibut, nous avons été interceptés par une vingtaine de personnes armées. Elles se sont reparties en trois groupes. Nous avions franchi la première équipe, arrivés à la deuxième, ils ont commencé à nous tirer-dessus. Le pare-brise avant de la voiture a été brisé ; ils ont tiré sept coups de balle sur la portière de mon côté, sur le siège juste dernière ma tête», a-t-il relaté. Il a ajouté qu’il y a eu des échanges de tirs entre les assaillants et l’aide de camp du préfet pendant 45 minutes. Celui-ci a traversé la deuxième barrière ; mais après, sept hommes sont sortis de la brousse et ont barré le passage. «J’ai voulu faire un demi-tour, mais une autre groupe a surgi et a troué les deux roues arrière du véhicule. Tous, nous avons abandonné le véhicule pour trouver refuge dans la brousse», a-t-il ajouté.

 


© ugo.cn
Une des façades de l'hôpital communautaire de Bangui
«Le préfet et le conseiller économique étaient dans leur coin. De ma cachette, un élément m’a aperçu, puis trois autres ont surgi et m’ont demandé de me relever. Juste au moment où je voulais me relever, j’ai reçu deux balles dans le bras droit. Ils m’ont ensuite demandé de leur remettre mon arme, croyant que j’étais un militaire. Couvert de sang, ils m’ont traîné vers le véhicule et m’ont exigé de déballer les bagages», a précisé M. Guérémalé Wédane. Par ailleurs, pendant ce moment de dure épreuve, tous les passants, qu’ils soient à moto ou à pied étaient pris en otage. «Ils ont plusieurs fois tenté de faire fonctionner le véhicule, mais en vain. Comme je saignais beaucoup, vers 18 heures, ils m’ont mis sur une moto et ont ordonné au conducteur de prendre l’axe Bambari. Un officier de ce groupe armé m’a dit qu’ils sont un groupe rebelle et non une bande de coupeurs de route avant de me dire de ne plus transporter des militaires», a-t-il expliqué.

A la question de savoir si le garde du corps du préfet était porté disparu au moment de l’attaque, le chauffeur a précisé que celui-ci a eu la vie sauve et qu’il était venu lui rendre visite ce matin du 26 novembre à l’hôpital communautaire. A cause de son état de santé fragile, le RJDH n’a pas pu recueillir le témoignage de Mme le préfet de la Ouaka, Marthe-Lydie Yangba, grièvement blessée dans cette attaque, et actuellement à l’hôpital communautaire de Bangui pour des soins.

 



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