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Centrafrique: nouvelle attaque dans la région de Sibut

Le préfet de la Ouaka, Mme Marthe Lydie Yangba, a été blessé par balles, lors de l’attaque du 24 novembre, menée par une bande armée non identifiée

 

L’incident a eu lieu à 20 kilomètres de la ville de Sibut (centre). La victime était à bord de son véhicule de fonctions, avec son chauffeur qui lui aussi a reçu une balle, mais son aide de camp est quant à lui porté disparu. D’après une source proche de la préfecture de Bambari, joint par le RJDH ce samedi là, Mme Marthe Lydie Yangba était venue à Bangui pour une mission qui l’a conduite en Chine. C’est une fois rentrée de Chine, alors qu’elle regagnait son poste qu’elle a été attaquée. «Nous avons appris qu’elle a reçu une balles au bas-ventre et au niveau du bras gauche. Ces bandits ont tiré à bout portant sur le véhicule afin de contraindre le conducteur à s’arrêter. Une équipe de la préfecture est dépêchée à Sibut, où la victime est hospitalisée, pour s’enquérir de la situation», a-t-elle expliqué. La même source affirme que le garde du corps du préfet qui se trouvait dans le même véhicule au cours de l’attaque est en ce moment porté disparu. Jusqu’à présent, l’identité des personnes qui ont perpétré cette attaque n’est pas connue.

 


Une convoi humanitaire sur les routes de Bangui
Selon RFI qui commente aussi l’information, les attentats visent de plus en plus les agents et les autorités de l’Etat centrafricain. Les soupçons de cette dernière attaque se portent sur la rébellion tchadienne du Front populaire pour le rassemblement, mais aussi sur la rébellion centrafricaine de la Convention des patriotes pour la justice et la paix. Pour les populations des régions touchées, ces attaques souvent meurtrières sont imputées à des éléments de l’ex-rebelle tchadien Baba Laddé. Le chef de la rébellion du Front populaire pour le redressement (FPR) est rentré au Tchad début septembre mais certains de ses hommes séviraient toujours en Centrafrique.

Les Centrafricains soupçonnent aussi d’anciens membres de la garde présidentielle qui avaient amené le président Bozizé au pouvoir. Ces hommes se revendiquent de la branche dissidente de la rébellion de la Convention des patriotes de la justice et la paix. Ils estiment que le président Bozizé n’a pas honoré les engagements pris à leur égard lorsqu’ils l’ont aidé à prendre le pouvoir, à l'occasion du coup de force du 15 mars 2003. A Bangui, on se refuse à tout commentaire. Les trois dernières victimes, le préfet d’Ouaka, son chauffeur et son aide de camp, ont été sérieusement blessées par les tirs des assaillants. Cette attaque est intervenue dix jours tout juste après celle perpétrée contre un véhicule des transports en commun entre Damara et Sibut. Un gendarme et deux civils avaient été tués et plusieurs personnes blessées. Une attaque attribuée à un groupe de dissidents de l’ancienne rébellion de la Convention des patriotes pour la paix et la justice.

 



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