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Centrafrique: Quand la FADEC sensibilise dans les écoles coraniques

La thématique était axée sur la «protection des mineurs et de la femme et leurs droits, le mariage forcé et mariage précoce»

 

Les écoles coraniques Homoloma sakine et sabil elfalah sont les deux écoles qui ont accueilli des séances de sensibilisation durable en Centrafrique de líassociation FADEC et de DRC (Conseil Danois pour les Réfugiés) son partenaire.Une sensibilisation axée sur la «protection des mineurs et de la femme et leurs droits, le mariage forcé et mariage précoce». Deux thématiques dont líobjectif principal reste la sensibilisation des jeunes sur les pratiques traditionnelles néfastes et dégradantes que sont líexcision, le mariage forcé, le mariage précoce, la violence dont sont victimes les personnes âgées souvent accusées de pratique de sorcellerie.

 


© journaldebangui.com
Les jeunes filles sensibilisées à leurs droits à l'école coranique
En toile de fonds de cette sensibilisation, la FADEC et son partenaire veulent ainsi encourager les gens à dénoncer ces pratiques coutumières néfastes, à changer de comportement, de mentalité et à connaître les conséquences de ces pratiques. Tant et si bien quíelles ont des conséquences sur la santé (hémorragies, septicémie, rétention urinaire, ulcères et autres infections); la fertilité (stérilité) et dans une certaine mesure, peut contribuer à a dislocation de la famille (stigmatisation, abandon, rejet des personnes âgéesÖ) Une fois les connaissances acquises, líont peut très facilement dénoncer les mauvais comportements et dans une certaine mesure emmener les victimes à faire usage des mécanismes de protection à eux reconnus par les lois de la République, a déclaré la Présidente de la FADEC, Madame Yvette Banlog.

«Force doit toujours rester à la loi», a précisé le Conseiller juridique de la FADEC, Monsieur Aymery Ela. Il ajoute par ailleurs que líexcision, le mariage forcé, le mariage précoce sont des pratiques coutumières contraires aux lois de la République. Tout comme les personnes accusées de pratique de sorcellerie sont protégées par les lois internationales incorporées dans la législation interne, líexcision, le mariage forcé, le mariage précoce sont aussi interdits par les textes juridiques.

 


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Les jeunes filles à l'école coranique
Même síil est évident que la République Centrafricaine a ratifié toutes les Conventions de protection des droits des minorités, des femmes et enfants, il níen demeure pas moins vrai que líapplicabilité pose encore problème. Et cíest en cela que líinitiative de la FADEC et son partenaire le DRC a été fortement salué par les sensibilisés au rang desquels, les jeunes filles musulmanes souvent victimes desdites pratiques. Si líignorance est plus pire que la mort, la connaissance de ses droits et devoirs passe nécessairement par des sensibilisations du genre qui permettent une certaine prise de conscience, préalable à un changement de mentalité et de comportement.


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