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Centrafrique: Vernissage de líexposition «La Force noire»

En présence de líambassadeur Jean-Pierre Vidon de France en RCA

 

La panoplie de personnalité présente assistait au dernier volet exposition «La ForceNoire», au sein du triptyque díexpositions «Centrafrique díantan» célébrant à Bangui, la capitale Centrafricaine, le cinquantième anniversaire des indépendances africaines. Les deux autres expositions avaient pour titre «Les tirailleurs de líOubangui-Chari - 50 portraits pour 50 ans díindépendance», en septembre, et «Centrafrique díautrefois par les cartes postales - collection Didier Carité» en octobre. Chacune díelles de líavis de certains organisateurs a connu un grand succès car elles ont permis de revisiter un passé relativement proche de nous, un passé qui certes, nía pas toujours été paisible a alors laissé entendre líambassadeur sans son discours.

On se souvient que près de 3.500 hommes de líOubangui-Chari, réunis au sein du 2ème bataillon de marche, avaient participé à la seconde guerre mondiale. Ces opérations les ont conduits de líoasis de Bir-Hakeim au nid díaigle de Berchtesgaden, précise le diplomate. Cíest en quelque sorte, un devoir de mémoire envers tous et chacun que le Service de Coopération et díAction Culturelle de líAmbassade de France a bien voulu rendre à toutes les populations de Bangui. On se rappelle en effet que parmi les combattants oubanguiens de la Seconde guerre mondiale, trois ont été faits Compagnons de la Libération, trois sur les dix militaires africains qui ont été distingués dans cet ordre prestigieux: le sous-lieutenant Georges Koudoukou, de Kaga-Bandoro, dont le nom est bien connu à Bangui, mais dont les faits díarmes et le courage méritent de líêtre plus encore, le 1ère Classe Paul Koudoussaragné, de Bimbo, et le 2ème Classe Dominique Kosseyo, de Bria.

 


© crdp-reims.fr
Líexposition « Force Noire» pour les initiateurs rend cet hommage légitime à tous les anciens combattants africains et malgaches qui se sont illustrés, sous le drapeau tricolore, sur les plus grands théâtres díopérations militaires du siècle dernier. La Force Noire, autre nom donné aux tirailleurs africains, exprime bien líimportance et la bravoure des troupes du continent qui sont venues se fondre dans líarmée française. On se souvient que le Général Mangin avait été le premier à utiliser cette dénomination dans son ouvrage publié en 1910.

Líexposition se composait de vingt panneaux, retraçant les grands moments de cette histoire commune et a donné lieu à des visites guidées pour les scolaires. Des conférences et la projection du film « Histoire en partage- La Force Noire 1857-2007 », au Lycée Charles de Gaulle, à líOffice national des anciens combattants, à líENAM et à líUniversité ont été prévu également. Lors de la préparation de cette belle expo, des éléments historiques ont pu être déterrés comme le film « Histoire en partage- La Force noire» díEric Deroo auteur, réalisateur et chercheur associé au CNRS. Ce dernier a aussi tourné de nombreux films consacrés à líhistoire coloniale tels que « Soldats noirs» (1984), «Aux colonies» (1992) et il a produit des ouvrages dont plusieurs avec le Lieutenant-colonel Champeaux «La Force Noire, gloires et infortunes díune légende coloniale» (2006) est líun des plus connus, et aussi «Un rêve díaventures, des Troupes coloniales aux Troupes de marine 1900-2000 » (2000). On saura bien síen souvenir ce 11 novembre, jour du souvenir, où chacun devrait avoir, une pensée pour tous les tirailleurs oubanguiens de la Force Noire.

 



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