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Centrafrique: D’autres militaires tchadiens rentrent chez eux

Après le général Baba Laddé, le tour des militaires tchadiens chargés de la sécurité du président Bozizé est venu de plier bagages

 

L’information a été rendue publique par Josué Binoua, ministre centrafricain en charge de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Le même ministre qui sera ce lundi, 29 octobre dans la capitale tchadienne, puisque porteur d’un message du Président centrafricain François Bozizé Yangouvonda à son homologue président du Tchad Idriss Déby Itno. On ignore pour l’instant qui a pris cette décision. S’agit-il d’un message de remerciement et ou le contraire ? En tout cas, difficile de répondre à cette question. Personne ne sait pour l’instant si c’est Bozizé ou c’est Déby qui a pris cette décision. La visite du ministre Binoua dans la capitale tchadienne est d’une courte durée, mais son cabinet affirme cependant que le ministre pasteur apporte le message personnel du président Bozizé à son homologue Déby.

 

Ces derniers temps en Centrafrique, la tension est au comble entre la population et les militaires tchadiens de la garde présidentielle. Ceux-ci sont très souvent donnés pour responsables de plusieurs cas d’exactions sommaires. Beaucoup de Centrafricains interrogés sont satisfaits du retour de ces hommes. Interrogées par RFI, les autorités gouvernementales préfèrent ne pas faire de commentaire sur l’information. Pendant ce temps, d’autres sources affirment que quelques hommes ont déjà été rapatriés depuis la semaine dernière. On ignore toujours leur nombre exact présent dans le pays, mais ils occupent une place stratégique pour le régime de Bangui. Ils occupent la première et la dernière ligne de l’escorte du président Bozizé. C’est aussi eux qui sécurisent le Palais de la Renaissance et le quartier présidentiel de Sassara, qui est également le fief de plusieurs hauts dignitaires du pouvoir de Bangui. Le contingent tchadien de la garde présidentielle centrafricaine avait accompagné l’actuel Chef de l’Eta à conquérir victorieusement le Palais de la Renaissance lors du coup d’Etat du 15 mars 2003 qui avait mis fin au régime du président de l’époque, Ange Félix Patassé.

Avec ce retour au pays, le Chef de l’Etat centrafricain devra revoir sa copie en ce qui concerne sa sécurité rapprochée quand on sait que l’actuel président centrafricain a peu de confiance aux forces armées centrafricaines dont on ne cesse d’accuser de complicité dans les tentatives de révolution de Palais.

 



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