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Centrafrique : Les élèves sourds-muets crient leur-le-bol

Ils ont paralysé les activités dans leur établissement pendant plusieurs heures pour exprimer leur mécontentement

 

Les établissements díenseignement continuent de surprendre. Après líuniversité de Bangui qui a connu un remous la semaine dernière au sujet des bourses estudiantines qui níétaient pas encore régularisées, cíest le tour des élèves sourds-muets de Ben-Zvi qui viennent díentrer dans la danse depuis le lundi 16 octobre 2012. Selon les informations recueillies auprès des élèves dudit établissement, depuis la date de la création de líécole en 1980, líétablissement níest pas encore érigé en collège. Il ne dispose que díun cycle primaire. Ce qui fait que beaucoup de ces élèves sourds-muets níont pas la chance díembrasser le cycle secondaire.

En plus, il níy a pas de débouchées à líissue de leurs formations. Díaprès ces derniers, cela constitue un véritable handicap pour leur avenir. Síajoutant à cela, les frais díinscription qui síélève à 10500 f CFA par élève et 1OOO F CFA par mois. Ainsi, beaucoup díélèves handicapés sourds-muets affirment níavoir pas de moyens financiers pour faire face à ces coûts. Malgré leurs plaintes auprès des dirigeants de cet établissement eu égard à leurs revendications, aucune amorce de solution ne síest pointée à líhorizon. Ce qui a entrainé ce mouvement díhumeur de ces élèves qui sont montés au créneau en empêchant líaccès de líétablissement au personnel ce lundi.

 


© medias.com
photo d'illustration
Au demeurant, il serait souhaitable que les autorités de tutelle (affaires sociales) puissent venir à bout de cette énième tension qui risquerait díenvenimer le climat social déjà morose. Suivant díautres sources une loi autorise la prise en charge des personnes handicapées surtout dans le cadre de líinsertion professionnelle, mais elle nía jamais été appliquée. La même loi stipule la mise en place díun comité interministériel chargé de líélaboration díune politique a mené en faveur des personnes handicapées en situation difficile mais là où le bât blesse aucune structure ne fonctionne dans les normes. Ce qui laisse les personnes invalides à la merci des loups.


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