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Transport terrestre: Le Cameroun et la RCA actualisent leur coopération

Des résolutions flatteuses ont été prises en vue de líamélioration des conditions de transit dans les deux pays

 

Les transporteurs camerounais et centrafricains peuvent envisager líavenir avec optimisme. A líinitiative des chefs díÉtats des deux pays, une commission mixte permanente des marchandises entre la République centrafricaine et le Cameroun vient díadopter des recommandations pour consolider les avancées réalisées à la onzième session de la grande commission mixte de coopération entre les deux États de la Cémac. En 2010, les deux nations ont traité les questions relatives aux tracasseries policières et douanières dans les contrôles routiers le long du corridor Douala- Bangui, à líinfluence du GPS sur les coûts de transport et à la mise à disposition díun espace díoccupation temporaire au Port de Douala pour les transporteurs centrafricains.

 


La relance de la coopération routière est un impératif pour le developpement
Réflexions
Paul Gondamovo, le chef de la délégation centrafricaine, le représentant du ministre díÉtat, ministre chargé du développement des transports síest voulu offensif dans son propos liminaire: «Cette Convention de fret que nos deux pays ont eu à signer, devrait permettre non seulement de faciliter la fluidité du transport sur les corridors grâce aux instruments de facilitation de transport quíelle a installés mais surtout, de faire participer au transport de toutes ces marchandises, les transporteurs de nos deux pays en fixant des quotas pour chaque pays et évacuer plus rapidement les marchandises en transit». Il poursuit: «Aujourdíhui, force est de constater que certaines dispositions de la convention ne profitent plus à la République Centrafricaine pour des raisons suivantes : le parc automobile destiné au transport international est insuffisant, la quasi-totalité du trafic, soit 80%, est assurée par les transporteurs camerounais ce qui níest pas conforme à la clé de répartition stipulées dans la convention 60 et 40, le non-respect de la déclaration de tout fret disponible au niveau du Port de Douala par les transitaires ne permettant pas au Bureau díAffrètement Routier Centrafricain de profiter pleinement de son quota et autresÖ» Mefiro Oumarou, le ministre camerounais délégué aux transports à son tour, remercie la délégation centrafricaine et passe ensuite en revue les précédentes rencontres qui ont engendré la présente. Líobjectif visé par tous étant la fluidité sur les corridors Douala-Bangui.

A retenir: le Bureau de gestion de fret terrestre (Bgft) et le Bureau díaffrètement de la République centrafricaine (Barc) doivent se réunir régulièrement pour examiner les problèmes rencontrés au quotidien. Les véhicules centrafricains doivent se conformer à la réglementation en vigueur au Cameroun. Il faut également réduire les cas de tracasseries le long des corridors. La Centrafrique doit renforcer la sécurité de son côté, prendre des mesures protectrices agréées, etc. Dix hectares de parcelle de terrain ont été remis aux transporteurs centrafricains à la place portuaire de Douala pour le stockage de leurs marchandises. Un projet de convention est signé à la fin par le ministre camerounais et le chef de la délégation centrafricaine.


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