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Lutte sans merci contre la corruption en Centrafrique

Les 11 recommandations des assisses de validation du document de politique générale

 

A líissue des assisses de validation du document de politique générale de lutte contre la corruption qui síest déroulée dans la capitale centrafricaine, les participants repartis dans les trois commissions ont formulé 11 recommandations.

La première commission recommande: la mise en place díune institution indépendante de lutte contre la corruption dénommée Haute Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (HANLCC), placée sous líautorité directe du président de la République; líadoption par líAssemblée nationale lors de sa prochaine session díune loi díhabilitation permettant au Président de la République de procéder à la création de la HANLCC par voie díordonnance; la dotation de la nouvelle Haute autorité à composition tripartite regroupant les personnes issues de líAdministration, du secteur privé et de la société civile, díun personnel intègre et compétent jouissant díune bonne moralité, des ressources financières, naturelles et logistiques garantissant son indépendance; la création díune ligne budgétaire au titre de líannée 2013 pour assurer le démarrage des activités de la HANLCC et la prise díun décret fixant le statut particulier et la grille salariale du personnel de la HANLCC.

 


© bj.undp.org
La deuxième commission en ce qui la concerne a recommandé líamélioration et la mise en conformité des textes nationaux aux nomes internationales en matière de lutte contre la corruption; la formation et le renforcement des capacités des agents de poursuite et de répression de la corruption. La dernière Commission recommande enfin, la mise en place de points focaux par secteurs et par régions afin díaccompagner les entreprises et les organisations de la société civile dans líélaboration de leurs systèmes de contrôle interne; líélaboration de codes de déontologie et de charte par secteurs díactivités ou díentreprises et des organisations de la société civile; líélaboration díun plan de communication dans le secteur cadre de la prévention auprès des entreprises et des organisations de la société civile et la mise en place de communication spécifique pour la prévention de la cybercriminalité.

Espérons tout de même que la HANLCC qui sera mise en place díici peu ne soit pas inscrite dans le registre des institutions mortes-né qui caractérisent la République Centrafricaine.

 



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