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Douala/Cameroun: Les Centrafricains contre les Centrafricains

Le consul général dénonce le non respect de la réglementation en vigueur en matière díutilisation des plaques diplomatiques centrafricaines

 

Le diplomate indexe au passage des pratiques mafieuses au guichet unique centrafricain au port de Douala. Sales temps pour les détenteurs des plaques centrafricaines díimmatriculation diplomatique non enregistrées par le consulat de Rca à Douala. Une note y relative, signée par Marie Louis Denis Magnonde, est affichée sur le tableau díinformation du consulat général de Rca au Cameroun, sis à Akwa, depuis líannée 2011. Le cri díalarme du diplomate centrafricain ne semble impressionner personne. La date butoir était fixée au 7 septembre 2012. Mais personne ne síest signalée pour suivre les procédures normales donnant droit à une plaque díimmatriculation de véhicule diplomatique. Le consul promet díinterpeller les services compétents camerounais pour le retrait définitif des plaques díimmatriculation diplomatique sur les voitures centrafricaines dans toute la région du littoral. À en croire le consul général, les véhicules de ses compatriotes en services à Douala arborent líimmatriculation des diplomates. Et pourtant, ils ne méritent pas. «Avoir le passeport diplomatique ne veut forcement pas dire quíon a droit à une plaque díimmatriculation sans passer par les procédures normales», explique le diplomate centrafricain. Il rappelle également quíil est actuellement le seul de la région, habilité à rouler dans une voiture immatriculée CC (Corps diplomatique). Ses imitateurs seront sévèrement punis. Des sensations sont réservées à ceux qui voudront continuer à se rebeller.

 


© rcainfo.mondoblog.org
Devant le Consulat de RCA à Douala au Cameroun, lors des précédents événements
Les services consulaires centrafricains sont mobilisés depuis le 21 septembre 2011 pour accomplir la tâche de règlementation des véhicules diplomatiques. Le consul veut ramener ses compatriotes à líordre. Ceux-ci ne líécoutent malheureusement pas. Ils verront bientôt leurs voitures retirées de la circulation et certainement jetées en fourrière. Líopération démarre incessamment. Ces actes de dysfonctionnement ne doivent plus durer longtemps. «Je suis en train díécrire aux ministères camerounais des relations extérieures et des transports pour que ça cesse», menace le consul général de la Rca à Douala.

Au guichet unique
La gérance du guichet unique centrafricain au port de Douala est catastrophique. Ce qui ne manque pas de préoccuper le Maire Louis Denis Magnonde. Il dénonce des pratiques obscures qui vont à líencontre des caisses de líÉtat centrafricain. Des dysfonctionnements sont constamment observés au niveau du retrait des marchandises en partance pour Bangui au port de Douala. Les fonctionnaires du guichet unique centrafricain modifient volontairement la carte grise. «Le poids en charge et la puissance jouent également un rôle majeur dans la taxation», lit-on sur un manuscrit à Douala. À en croire le consul, une organisation fictive dénommée «Antazer» qui opère aisément à Douala, níest pas reconnue par líÉtat centrafricain. Et pourtant, elle síen met pleines les poches au Port de Douala. Des arrangements frauduleux entre occasionnels camerounais et douaniers centrafricains gangrènent le secteur. Notre source fait état díune mafia organisée sur les corridors Cameroun - Rca. La plupart des véhicules en transit níarrivent pas à bon port. Plusieurs sont vendus au Cameroun. «Cíest un manque à gagner pour la Rca», síindigne le consul général. Qui piaffe díimpatience de voir ses efforts se concrétiser.

 



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