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Mali: Aqmi menace de tuer les otages français enlevés au Niger

Le groupe reproche à la France díavoir appelé à envahir le Nord du Mali et assure que ça risque díaboutir à «davantage de malheur»

 

Le message a été diffusé ce mercredi 19 septembre sur un site mauritanien Saharamedias. Celui-ci síadresse en premier aux familles des quatre otages français enlevé en 2010 à Arlit au Niger. Aqmir (Al-Qaïda au Maghreb islamique) reproche à la France díavoir l'outrecuidance d'appeler à envahir le pays des musulmans maliens. Cette initiative folle n'aura pas seulement pour conséquence la mort des otages, mais noiera la France tout entière dans les marécages de l'Azawad (Nord du Mali), ce qui entrainera pour elle et pour son peuple davantage de malheurs et de drames, menace l'organisation. Toutefois, elle laisse une porte ouverte aux négociations et souhaite que Paris fasse le premier pas. Nous annonçons, via ce communiqué, notre disponibilité aux négociations, affirment les islamistes, qui ajoutent: c'est le gouvernement français qui a fermé la porte aux négociations et continue de mettre en danger la vie de vos fils, déclare le groupe islamiste avant díajouter, nous attendons de votre gouvernement qu'il fasse le premier pas, juste en prenant contact avec nous, afin de pouvoir tenir ses dernières promesses et assurances aux familles.

 


© figaro.fr
Les quatre otages retenus par aqmi
Contactées par l'AFP, les familles des otages n'ont pas souhaité réagir à chaud, selon leur porte-parole, Mireille Blain. J'attends, est la seule réaction de René Robert, grand-père de l'otage Pierre Legrand. Le 13 septembre dernier, ces familles avaient été reçues par le président François Hollande qui leur avait assuré que tout était fait avec la plus grande détermination pour obtenir la libération de leurs proches, de même que celle des deux autres Français enlevés au Mali fin 2011, également aux mains d'Aqmi. Cíest la première fois, Aqmi s'adresse directement aux familles des quatre Français (salariés du groupe nucléaire français Areva et de sous-traitant Satom) qu'elle retient en otages depuis deux ans. Le sort des otages dépendrait de l'Algérien Abou Zeid, l'un des chefs les plus redoutés d'Aqmi, considéré comme responsable de la mort de deux otages occidentaux. Nous avions pensé que le nouveau pouvoir français était plus sage que l'ancien et serait plus soucieux de la vie des citoyens français et qu'il traiterait les vraies causes qui ont fait que nos combattants aient pris pour cible les citoyens français, affirme le signataire du texte, Salah Abou Mohamed, responsable à l'information d'Aqmi.

Ces menaces sont adressées à Paris au moment où l'Afrique de l'Ouest étudie les conditions d'un déploiement d'une force africaine au Mali, pour aider l'armée malienne à reconquérir le Nord. Fin août, François Hollande avait annoncé que la France appuierait logistiquement cette intervention si elle était organisée dans le cadre de la légalité internationale. Le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra est actuellement en visite à Paris, où il doit s'entretenir ce jeudi 20 septembre avec le chef de la diplomatie française. Cheikh Modibo Diarra a affirmé mercredi à l'AFP que le temps pressait pour une intervention, réclamant beaucoup plus de fermeté de la part de la communauté internationale. Mais, la question des otages pourrait gêner la France, ce serait légitime, a-t-il relevé. Tombouctou, Gao et Kidal sont les trois régions administratives du nord du Mali occupées depuis plus de cinq mois par différents groupes alliés d'Aqmi, qui multiplient les exactions en prétendant imposer la charia (loi islamique).

 



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