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CEMAC: Lutte contre le blanchiment des capitaux

Un atelier a été ouvert à Libreville pour un partage d’expériences dans la sous-région

 

Des experts dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont entamé mardi 18 septembre, à Libreville, un atelier pour partager leurs expériences sur ces deux phénomènes. C’est dans ce souci que nos chefs d’Etat arrimant notre communauté à la dynamique internationale, ont pris l’engagement, le 14 décembre 2000 à N’djamena (Tchad), de combattre le blanchiment des capitaux sous toutes ses formes, conscients de ce que ce phénomène ruine les efforts de développement de nos Etats a déclaré le ministre gabonais de l’Economie, Luc Oyoubi, à l’ouverture de l’atelier qui s’achève vendredi prochain. C’est le lieu une fois de plus, de nous féliciter de l’intense coopération qui a prévalu jusqu’ici avec nos partenaires à travers particulièrement le groupe de contact composé du Gafi, de la banque mondiale, du Giaba et de la banque de France, a indiqué pour sa part le secrétaire permanent du Groupe d’action pour le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC), Charles Edande Mfegue.

 


© gabonview
Les expert de la Gabac partagent leurs expériences
Les assises de Libreville, interviennent après celles du Cameroun et de la Centrafrique tenues respectivement en 2008 et 2010. Ces travaux avaient été menés par la Banque mondiale pour le compte du GABAC. Sous la conduite de la Banque mondiale, les travaux avaient débouché sur l’adoption des rapports d’évaluation de ces deux pays qui d’ailleurs sont en discussion par les experts de la sous région à Libreville. Il s’agit désormais pour ces experts du GABAC de s’approprier de ce genre d’exercice pour prendre le relai dans l’élaboration des rapports d’évaluation entre pays membres de l’organisation. Pendant cet atelier, la commission technique du GABAC rencontrera les assujettis et les acteurs étatiques ayant participé à l’évaluation en cours du Gabon dans l’optique de la transmission du rapport autorités gabonaises.

Depuis 2003, conformément à une recommandation de la CEMAC, le Gabon s’est doté d’une Agence nationale d’investigation financière (ANIF), pièce maîtresse du dispositif de lu contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. L’ANIF est chargée de recevoir, de traiter, le cas échéant, de transmettre aux autorités judiciaires compétentes les déclarations auxquelles sont tenus les assujettis.

 



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