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Centrafrique: Plus de 10 000 personnes affectées par les pluies diluviennes

Le bilan présenté par la Croix-Rouge tient compte des mois díaoût et de septembre

 

Les arrondissements de la capitale, les plus touchés par cette catastrophe sont les 2e, 3e, 4e, 5e et 8e arrondissement, ainsi que la commune de Bégoua. Dans ces localités la Croix-Rouge affirme avoir enregistré quatre morts et 21 blessés. Quelques régions du pays sont également touchées. Il síagit de la ville de Paoua (nord) où près de 4000 personnes sont affectées, la ville de Mbaïki (sud) où plus de 450 victimes sont enregistrées. Díaprès les informations collectées auprès de la ville de Ndélé (nord-est), deux personnes ont été blessées suite à líécroulement de leur maison, sous une pluie qui síest abattue sur la ville du 4 au 7 septembre. On note également une trentaine de personnes sans-abri et 60 maisons détruites. Au total, le bilan de líorganisation humanitaire fait état díenviron 9000 personnes affectées dans les différents arrondissements de Bangui. Ces pluies enregistrées entre le mois díaoût et le mois de septembre étaient souvent accompagnées díinondations.

 


© RJDH-RCA
Les dégâts des pluies
Dans la ville de Bakouma (sud-est), la pluie qui a commencé à tomber depuis le 7 septembre continue de faire des victimes. Environ 80 ménages sont sans-abri, díaprès le secrétaire général de la sous-préfecture, Serge Koguéné. A Zémio (sud-est), il y a débordement des marigots, empêchant la population díaller au champ, ni au marché. «Le pont qui lie les deux parties de la ville a été immergé. Les habitants de la partie nord de la ville ne peuvent pas traverser pour aller au marché central. Il est aussi difficile de se rendre au champ à cause de la montée de ces eaux», a témoigné Salemon Sandji, un habitant de Zémio. Janette Yatikio, une vendeuse de légumes a pour sa part indiqué que cette catastrophe a perturbé les activités économiques. «Nous ne pouvons pas traverser le pont pour aller vendre nos légumes à cause du pont qui a été immergé, seuls les véhicules et les motos peuvent traverser», a-t-elle souligné. Dans certaines régions, les victimes ont été accueillies par des parents ou des voisins et díautres sont obligés de retourner aux champs pour attendre la saison sèche afin de construire leurs maisons détruites.

 



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