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Centrafrique: le PRED a formé les para-juristes

Plusieurs thématiques ont été débattues au cours de cet atelier de formation du donner et du recevoir

 

Líatelier síest tenu du 3 au 12 septembre 2012 dans la salle de conférence de la base 2 du PNUD à Bangui et a permis de former les para-juristes membres des organisations nationales des droits de líhomme sur líaccès des personnes vulnérables au droit et à la justice. Selon Ghislain Bindoumi, Premier rapporteur de cet atelier, les thématiques inscrites au menu de cet atelier cadrent parfaitement avec les missions assignées aux para-juristes et autres représentants des organisations nationales des droits de líhomme. Entre autres thèmes; la mission et le rôle du parajuriste dans les communauté et les maisons de droit; les techniques de sensibilisation et de formation des populations; la différence entre droit civil et droit pénal; la rédaction díune plainte; la mission et le rôle des Officiers de Police Judiciaires; le droit des personnes et de la famille; le droit patrimonial; líacquisition du droit de propriété; la saisine díune juridiction civile, les compétences du Préfet, du Sous-préfet et du Maire. Les droits de líhomme et droits spécifiques de la femme; les violences basées sur le genre et les violences sexuellesÖ

 


© journaldebangui.com
Les panelistes durant les travaux
Selon Monsieur Fotso, représentant du PRED "Projet de Renforcement de líEtat de Droit", initiateur de cette formation appuyée financièrement par líAmbassade de France à Bangui, le développement díune nation passe nécessairement par líaccès de tous au droit et à la justice. En République Centrafricaine notamment, plusieurs personnes dites vulnérables sont privées de la jouissance díun certain nombre de leurs droits. Cíest en cela que le PRED a estimé nécessaire de procéder au renforcement des capacités de ceux qui sont en contact direct avec les personnes vulnérables. Aux représentants légaux des associations de droits de líhomme, le représentant du PRED a demandé aux parajuristes díagir avec professionnalisme et engagement pour la promotion des droits des personnes vulnérables.

 


© journaldebangui.com
La photo de famille
Aux parajuristes, Monsieur Fotso a tout simplement demandé de mettre à profit les enseignements reçus au cours de cet atelier pour défendre les droits des personnes vulnérables de leur localité. Au ministère de la justice et de la moralisation, ce dernier a demandé la reconnaissance officielle díun statut aux maisons du droit et du citoyen qui sont des cadres principaux pour els activités des parajuristes. Salomon Féiganazoui, ci-debvant Directeur de Cabinet du ministre de la justice et de la moralisation a, quant à lui, demandé aux parajusristes de respecter les missions et rôles qui sont les leurs. «Vous níêtes pas des juristes et à ce titre, vous ne devrez pas vous substituer aux professionnelles de droit que sont les juges et avocats. Vous devrez éviter toute collision avec ces professionnels de droit», a-t-il conclu.


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