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Un Centrafricain demande que líONU organise les élections de 2016

Il síappelle Christian Touaboy, spécialiste en interview criminelle

 

Il vient de publier dans les colonnes de líHebdomadaire LíEcho du Centre du 10 au 16 septembre 2012 une analyse sous le titre évocateur «Que líONU organise les élections de 2016 en Centrafrique». Pour justifier cette demande, Christian Touaboy mentionne «quíau jour díaujourdíhui, líorganisation des élections en Centrafrique se heurte à deux problèmes majeurs: líincapacité logistique du gouvernement à organiser des élections dignes de ce nom et la capacité de ce même gouvernement (ainsi que sa propension) à la fraude». Pour cela, renchérit líauteur de cette proposition devrait être faite au Général président de confier à un organisme reconnu par la communauté internationale et ayant une ample et indéniable capacité logistique tel que líONU, líorganisation des futures échéances électorales de 2016.

 


© journaldebangui.com
Christian Touaboy, spécialiste en interview criminelle
Ceci, pour «esquiver líimpasse que risque très bientôt de connaître encore la nation centrafricaine» à cause justement des élections toujours truquées en République Centrafricaine. Cela a aussi le mérite, selon Christian Touaboy de trouver un «dénouement lisse, pacifique et profitable à tous et à chacun». De líautre côté, le spécialiste en interview criminelle ajoute que líorganisation des élections par líONU permettra díarbitrer de façon autonome, neutre et impartiale, la dispute électorale garantissant ainsi au pays, le calme, la sérénité, la paix et la confiance.

A propos justement de la confiance, Christian Touaboy précise quíelle «constitue le soubassement, le socle sur lequel repose la République dans sa totalité et líorganisation des élections en particulier». Cette absence de confiance entre les principaux acteurs de la scène politique centrafricaine, écrit Monsieur Touaboy entrainera des contestations comme il en est díailleurs le cas pour les échéances présidentielle et législatives de 2011, entrainant ainsi des crises protéiformes qui fragiliseront le régime qui en naîtra. Etant donné que nous devrons éviter à tout prix que les échéances prochaines ne se transforment en un vaudeville comme celles de 2011, conclut Christian Touaboy, il urge quíune institution neutre et impartiale comme líONU prenne en main líorganisation des élections de 2016. Díautant plus que le ministère centrafricain de líAdministration du Territoire et de la Décentralisation, souligne Monsieur Touaboy a, par la voie de son ministre Josué Binoua, manifesté son inquiétude quant à líorganisation desdites échéances.

Inquiétude relevée par Christian Touaboy dans les propositions du gouvernement sur líorgane de gestion des élections faites par le ministre Binoua en ses termes: «La question qui síest imposée des lors, cíest de savoir comment mettre sur pied une organisation permanente des élections, qui donne aux parties prenantes du processus électoral mais aussi aux électeurs, les garanties nécessaires quant à la bonne tenue des opérations électorales et à la fiabilité des résultats annoncés, tout en réduisant les coûts des opérations». Une analyse qui intervient le jour même de líouverture du troisième atelier sur la révision du Code électoral.

 



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