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Centrafrique: le doute pénal qui profite à Erick Mararv et coaccusés

Líexistence du «doute pénal» a suffi au juge pour classer le dossier des inculpés de líaffaire Erick Mararv, propriétaire de la société CAWA située à Bakouma

 

Ce jeudi, 6 septembre 2012, Erick Mararv et 12 de ses employés, en détention depuis mars 2012, et accusés de meurtre de 13 mineurs, dont les corps ont été découverts sur une partie du périmètre de la société CAWA, ont été relaxés par la justice centrafricaine. Une libération immédiate qui a permis au propriétaire de la société de safari CAWA et ses coaccusés de recouvrer leur liberté, après plus de 5 mois de détention jugée quelque peu arbitraire.


 


© uk.africanadventure.dk
Erick Mararv, libre, ainsi que ses co-accusés
Me Mathias Morouba, conseil díErick Mararv avait en son temps dénoncé la lenteur de la justice centrafricaine dans ce dossier affirmant quíelle risquerait díaccoucher díune souris. Mais sur les ondes de RFI, líancien ministre de la justice, Firmin Findiro qui a furtivement quitté le pays avait déclaré que «nous avons fait une enquête approfondie, avec des recoupements, qui ont révélé des charges contre les personnes qui ont été poursuivies. Si la procédure est bâclée, je considère cela comme étant une injure à la mémoire des personnes décédées». La justice centrafricaine décide aujourdíhui du contraire étant donné que le doute quel quíil soit profite toujours aux accusés.

Pour mémoire, le 4 mai 2012, Erick Mararv et coaccusés qui avait passé plus de 45 jours de garder à vue avait été mis sous mandat de dépôt puis transférés à la prison centrale de Ngaragba. Le Suédois avait toujours clamé son innocence.

 



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