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Centrafrique: Des centrales syndicales déposent un préavis ce lundi 3 septembre

Elles veulent contraindre le gouvernement à revoir certaines de leur condition, face à la cherté de la vie en ce moment

 

Les trois revendications majeures des centrales syndicales de Centrafrique sont énumérées dans le préavis de grève que ces dernières ont déposé sur la table du gouvernement ce lundi 3 septembre. La situation des travailleurs centrafricains est si alarmante que ces derniers ont décidé de trouver à leur niveau une solution, celle de contraindre le gouvernement, face à la cherté de la vie en ce moment, à revoir certaines de leur condition.

 


© radiondekeluka
Le préavis de grève est lancé
Regroupés au sein des différentes centrales syndicales telles líUSTC, la CCTC, la CSTC, líOSLP et líUGTC, les manifestants ont organisé une seconde assemblée générale le samedi 1er septembre 2012 à la Bourse du travail à Bangui, afin de décider des stratégies à mettre en place pour le combat lancé il y a une semaine, toujours lors díune assemblée générale. Le gouvernement, par le biais de M. Anicet Parfait Mbay ministre díEtat en charge du Développement des Transports et président du Comité permanent de concertation et de négociation (CPCN) aurait voulu casser ces actions que vont lancer les mouvements syndicaux.

Dans une brève intervention de M. Loudégué devant la base, il a expliqué quíen 2004, il y avait eu abattement de salaire, au mois de juillet 2010. Le CPCN que dirige M. Mbay, avait été mis en place en vue de discuter des problèmes liés aux conditions de vie des travailleurs centrafricains. Cíest dans ce cadre quíils avaient soumis 71 points de revendications au gouvernement. De ces revendications, certains points prioritaires ont été validés notamment le déblocage des effets financiers, le décret díapplication du statut général de la fonction publique, le déblocage des arriérés du régime de des défunts Kolingba et Patassé et celui de líaugmentation de salaire.
A cela, il níest point besoin de rappeler que la grille salariale qui est jusquíà ce jour appliquée aux enseignants a été élaborée sous le régime de Dacko, dans les années 80. Ainsi, en ce temps-là il faisait au moins beau vivre car les prix des produits de premières nécessités et du pétrole lampant níétaient pas comme ceux díaujourdíhui. Or, le gouvernement a choisi quelques corps pour augmenter leurs salaires. Cíest ainsi quíon a vu les députés passés de 600.000 F CFA à 1.300.000 F CFA soit 120% díaugmentation. Pareil pour les ministres et le chef de líEtat. Les enseignants entendent voir aussi leurs salaires augmenter

 



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