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Côte D’Ivoire: La CPI se déclare compétente pour juger Laurent Gbagbo

Dans une décision rendue publique, la Cour s’estime compétente pour juger l’ancien chef de l’Etat ivoirien, emprisonné à La Haye, au siège de la Cpi

 

La Cour pénale internationale (Cpi) a mis fin, hier mercredi 15 août, au débat sur sa compétence dans le dossier de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Dans une décision rendue publique, elle s’est estimée compétente pour juger l’ancien chef de l’Etat ivoirien, emprisonné à La Haye, au siège de la Cpi. La juridiction internationale rejette ainsi la requête déposée par les avocats de Laurent Gbagbo sur la compétence juridique de la Cpi pour le juger. En ce qui concerne les éventuelles violations des droits de l’ancien numéro un ivoirien, la Cour a souligné qu’elle n'en était pas responsable depuis sa période de détention en Côte d’Ivoire. Les avocats avaient estimé que l’ex-chef de l’Etat ivoirien avait subi une violation de ses droits et des tortures et autres traitements inhumains et dégradants lors de ses huit mois de détention dans le Nord de la Côte d’Ivoire, avant son transfèrement aux Pays-Bas, le 30 novembre 2011. La Cpi a rejeté cet argument et estime qu’un procès à La Haye serait donc équitable.

 


© afp
Rappelons que Laurent Gbagbo est accusé de «crime contre l’humanité» durant la crise postélectorale de 2010. Le 19 septembre 2002, un coup d'Etat manqué contre le régime de Laurent Gbagbo s'est mué en rébellion armée qui coupait le pays en deux: le nord contrôlé par les Forces nouvelles de Guillaume Soro et le sud loyaliste dirigé par Laurent Gbagbo. Défait militairement le 11 avril 2011, Laurent Gbagbo a été arrêté et transféré à la CPI sept mois plus tard. Il est soupçonné d'être "co-auteur indirect" de quatre chefs de "crimes contre l'humanité", notamment des cas de "meurtres, viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et autres actes inhumains. L'audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, initialement prévue le 13 août, a été reportée à une date ultérieure. Plusieurs centaines de ses partisans de l'ancien président ont manifesté le lundi 13 juillet à La Haye, où siège la Cour pénale internationale (CPI), en scandant des slogans pour réclamer sa libération.

 



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