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Accord de Partenariat Volontaire(APV), entre líUnion Européenne et la RCA

Un atelier de restitution à eu lieu à Bangui

 

Le ministre des Eaux Forêts Chasse et pêche Emmanuel Bizot a rappelé que la République Centrafricaine, soucieuse des enjeux économiques et environnementaux de son secteur forestier, síest engagée depuis plusieurs décennies dans une politique de promotion de la gestion durable de son patrimoine forestier à travers plusieurs reformes. «Líenjeu du processus (FLEGT) pour notre pays et les différents défis à relever, permettent de garantir la survie au secteur forestier, poumon de líéconomie centrafricaine à travers son accès au marché Européen», a souligné le ministre Bizot. Cet atelier visait donc à sensibiliser et informer toutes les parties prenantes sur líévolution du processus de négociation díun Accord de Partenariat Volontaire(APV), entre la République Centrafricaine et líUnion Européenne sur lí «Application de la Réglementation Forestière, la Gouvernance et le Commerce du Bois».

 


Le ministre Emmanuel Bizot à gauche
Dans ses propos, le ministre des forêts a ajouté que la République Centrafricaine fonde ses attentes dans la conclusion de cet accord qui aura un impact positif sur la contribution du secteur forestier aux recettes de líEtat. «A travers la conclusion de cet accord et sa mise en úuvre, notre pays, entend démontrer tout son intérêt dans un fonctionnement sain, efficace et productif de son secteur forestier national afin de crédibiliser les produits Bois de notre pays et en facilitant la commercialisation dans líespace économique européen», a estimé le ministre Bizot.

Le Directeur Général de líenvironnement a pour sa part signifié que, le rapport de la Banque Mondiale sur líexploitation du Bois a montré que 80% du bois dans le monde sont exploités illégalement par conséquent une bonne partie des recettes níentrent pas dans la caisse de líEtat. «Cíest pourquoi, a-t-il expliqué, líUnion Européenne a estimé quíil faut aider les pays Africains à améliorer leur gouvernance forestière, en mettant en place un plan díaction qui définit les moyens à donner à tous les pays qui auraient accepté de rendre transparente la gestion forestière» Selon lui, cet accord, va amener la République Centrafricaine à prendre un texte législatif pouvant contraindre les entreprises forestières à payer leurs taxes avant líexploitation, ce qui permettra de garantir la transparence dans la gestion forestière et líaméliorer des recettes fiscales. Il est à noter que cette négociation avec líUnion Européenne qui a débuté depuis un an (octobre 2009-octobre 2010), a été menée par une équipe de négociation multi-acteurs comprenant les acteurs du secteur étatique, du secteur privé et des Organisations de la Société civile.

 



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