Archive

Centrafrique: Les ménages se plaignent de la cherté de la viande

Le gouvernement et líUnion des bouchers de Centrafrique ne sont pas parvenus à un accord

 

A la suite díune grave pénurie de viande de búufs sur le marché à Bangui, Bégoua et Bimbo, les bouchers ont repris les activités sur les marchés. Avec cette reprise, on croyait la fumée passée. Pourtant, cela est bien loin díen être le cas car, les bouchers se plaignent encore de la rareté des búufs au pk 45 à Bouboui. Les ménages à Bangui eux, se plaignent toujours et encore de la cherté de la viande de búuf sur les marchés de la capitale centrafricaine. Cette plainte fait suite à un désaccord entre le gouvernement conduit par le premier ministre Faustin Archange Touadéra et líUnion des bouchers de Centrafrique conduite par M. Houlzia.

 


© RJDH-RCA
A défaut de la viande on mangera du poisson
Avant cette rencontre, il y avait déjà pénurie de viande de búufs sur le marché car les bouchers avaient cessé les activités. Ils se plaignaient du fait que le décret ait affecté le marché à bétails à Bouboui et que les bouchers ne puissent pas être à leur avantage. Cíest la raison pour laquelle, ils ne veulent pas renouer avec le marché de Ndokpan au pk 22 sur la route de Damara. En plus, ils font face aux militaires qui les dépouillent de leur carcasse une fois quíils sont surpris. Pis encore, on sait que les bouchers dépendent du ministère du commerce or, ils sont surpris de voir que dans le cas présent, le problème est spécialement confié au ministère de líElevage, quand on sait que le boucher níélève pas les búufs mais vend les carcasses. La rareté de la viande est certes passée, tout en faisant place à la hausse inquiétante des prix de la viande sur les marchés. Ce sont les ménages qui en font les frais. Pour les bouchers, le gouvernement ne fait que les mettre dans líespoir en leur faisant des promesses qui ne seront jamais réalisées.

Tout porte à croire que si les bouchers sont obligés díaller au pk 45, cíest parce que les responsables concernés, tireraient profit de la situation, quand bien même, les bouchers se rendent à Bouboui et que les produits sont chers. Du côté des autorités, cíest le silence. Personne níose se prononcer concrètement sur les réalités et des difficultés et des consommateurs. Manger de la viande de búuf devient aujourdíhui un exercice difficile pour le centrafricain à cause de la hausse des prix de cet aliment qui constitue díailleurs líaliment de base.

 



Commentaire


Retour en haut