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Karaté: Simplice Namséné représentera la Centrafrique

Il est ceinture noire 2ème dan, et le représentant de la RCA au championnat du monde de karaté en novembre 2012 en France

 

Les épreuves de sélection ont été organisées par la fédération lors d’un tournoi à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) de Bangui. Agé de 34 ans, Simplice mesure 1,76 m pour 70 kg. Il est père de deux enfants. Il retrace son parcours et se montre digne de représenter son pays. Il promet la victoire.

Est-ce que vous pouvez nous parler de vos débuts dans cette discipline?
Lorsque j’étais petit, j’étais passionné de ce sport que j’ai commencé à pratiquer en 1996. En observant les autres pendant les séances d’entrainements, j’ai pris goût et j’ai fini par intégrer cette famille dans le club de Me Thierry Djouma. Il travaille actuellement à la BEAC de Berberati. C’est un sport comme toute autre discipline à savoir le football, le basket-ball le handball, le judo, l’athlétisme que les gens pratiquent. Mais au départ, ce n’était pas facile entre mes parents et moi. Mon père a privilégié les études avant le sport. J’ai suivi ses conseils et cela m’a permis aujourd’hui de gagner mon pain quotidien au niveau de la société Gueta construction où je suis superviseur.

Qu’est ce qui vous a beaucoup marqué dans votre carrière?
La fois où je m’entrainais avec l’équipe nationale centrafricaine pour participer à une compétition à Abuja au Nigéria en 2001. On s’est entrainé pendant une année. J’avais épuisé tout ce que j’avais comme force physique et intellectuelle. A la fin, comme vous le savez, les moyens financiers nous avait fait défaut et je n’ai pu effectuer ce déplacement. Mais cela ne m’a pas découragé. Sur le plan national, je suis arrivé plusieurs fois champion. Chaque année je remporte un titre ce qui me rend fier.

 


© journaldebangui.com
Simplice Namséné, le jeune prodige de Karaté centrafricain
Quelle est la clé de votre réussite?
Mon secret c’est ma volonté d’aller loin et la rage de vaincre. Je ne cesse de m’entrainer comme mes maîtres m’ont recommandé. Ils n’ont cessé de me dire que pour être un bon karatéka, il faut toujours s’entrainer même dans des conditions difficiles. J’ai fini par mettre en application ces enseignements et je suis devenu aujourd’hui champion de la République centrafricaine. J’en profite pour remercier tous ceux qui m’ont encadré comme S.E. Me Fidèle Gouadjika qui fut l’un de mes premiers maîtres. Quand j’ai commencé le karaté en 1996, il était président de la Fédération centrafricaine de karaté et parfois, il dirigeait les séances d’entrainements. Ensuite, Me Mataki, Me Lambert Bonézoui, Me Mazette etc. Je suis un athlète qui a servi sous plusieurs grands maîtres de karaté et j’exploite ce qu’ils m’ont enseigné.

Gardez vous à l’esprit ce qui s’est passé la première fois, où vous êtes monté sur le Tatami?
Si. Je garde encore ce souvenir. Le rapport se trouve entre les mains de Me Fidèle Gouandjika. Dès ma première montée sur le Tatami, je suis allé jusqu’en finale où j’ai remporté mon combat. C’est ce qui a attiré l’attention des maîtres sur moi. Ils m’ont beaucoup encouragé, et je continue de bénéficier de leurs encadrements techniques.

Lors de la finale de sélection pour participer au Championnat du monde, comment êtes-vous parvenu à battre votre challenger Kévin Lébéné?

Kévin Lébéné est un excellent combattant que je respecte beaucoup. J’ai tout simplement exploité ses erreurs pour le battre. Il n’a pas su se contrôler dans ses attaques et j’en ai profité pour le surpasser à plusieurs reprises. C’est l’expérience qui a fait la différence entre lui et moi.

Vous allez représenter la RCA au championnat mondial qui se déroulera du 21 au 25 novembre en France. Qu’est-ce que le pays peut attendre de vous?
Je suis conscient de ma mission. Je vais me battre jusqu’à ma dernière goutte de sang pour remporter une médaille. Je remercie la Fédération mondiale pour cette initiative et la Fédération française de karaté. Je demanderai au gouvernement centrafricain de nous aider à bien préparer cette compétition de grande envergure. Je profite également pour remercier tous ceux qui m’ont soutenu à savoir le président de la Fédération centrafricaine de karaté Me Paul Cyriaque Sémaporo, Me Mataki, qui fut l’un des anciens qui ne cesse de me prodiguer de conseils, sans oublier le Directeur technique nationale Me Olivier Kévin Mobayah, l’entraineur de l’équipe nationale Me Igor Waïna et tous les grands maîtres de karaté.

 



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