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Finances: Un audit pour les institutions de la Cemac

Il a été lancé par le président de la Commission de líinstitution, alors que le sommet des chefs díEtat est prévu pour les 22 et 23 juillet 2012 à Brazzaville, au Congo

 

La communauté économique et monétaire de líAfrique centrale (CEMAC) vient de lancer líaudit et le suivi de la gouvernance de ses institutions, organes et institutions spécialisées afin de renforcer leur compétitivité et leur efficacité, a indiqué le président de la Commission de líorganisation sous régionale, le Camerounais Antoine Ntsimi, à la tête de la commission de líinstitution depuis 5 ans. Les investigations et contrôles porteront sur les exercices 2007 à 2011. A cet effet, le consultant donnera une opinion sur les comptes annuels ainsi que sur la régularité et la conformité aux dispositions en vigueur des recettes et dépenses de chaque institution auditée. Díune durée de quatre ans maximale, líaudit et le suivi de la gouvernance qui commencent en 2012, s'intéressera díabord à la Commission de la CEMAC, líOrganisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique Centrale (OCEAC) et la Communauté économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (CEBEVIRHA). Le président de la Commission de la Cemac précise que «líaudit de bonne gouvernance comportera également un volet audit financier et comptable dont le but est la consolidation de la transparence et líassainissement de la gestion des finances de la Communauté».

 


© journaldebangui.com
La "Une" qui avait secoué les instances de l'institution
Cette annonce arrive au moment où líon apprend, de source officielle, que le sommet des chefs díEtat de la Communauté économique et monétaire de líAfrique centrale (Cemac) est prévu pour les 22 et 23 juillet prochain à Brazzaville, au Congo. Au cours de ce sommet, un nouveau président de la Commission de la Cemac, sera connu. Antoine Ntsimi, candidat à sa propre succession sort de sa «réserve» après «le grand déballage» proposé par líhebdomadaire Jeune Afrique sur sa gestion «calamiteuse».

Candidat déclaré à sa propre succession, sous le slogan «poursuivre líaction», Antoine Ntsimi semble envoyer, à travers líaudit annoncé, un signal fort à ses détracteurs quant à sa sérénité actuelle. Une sérénité quelque peu perturbée par des luttes de positionnement pour le poste occupé par «Chicago boys» depuis 2007. Comme principaux challengers, Éliea Doté (65 ans), ancien Premier ministre de François Bozizé (2005-2008) et Enoch Dérant-Lakoué (67 ans), ex-directeur national pour la Centrafrique de la Banque des États de l'Afrique Centrale (Beac) et proche du président congolais Denis Sassou Nguesso. Face à toute cette pression, il ne compte pas céder sa place. Faisant fi de la vague de révélations de l'hebdomadaire panafricain Jeune Afrique sur des malversations financières, «l'homme indispensable de la Cemac» entend briguer un second mandat, avec le soutien du Cameroun et contre l'avis de la Centrafrique.

 



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