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Centrafrique: Première sortie médiatique du ministre Besse

Elle concerne les 61 millions de dollars récemment accordés à la RCA par le FMI

 

M. Albert Besse, ministre centrafricain des finances et du budget assisté de ses homologues de la fonction publique M. Noël Ramadan; de la communication et la moralisation, M. Alfred Taïnga Poloko, a animé le lundi 2 juillet 2012, une conférence de presse dans la salle de réalisation de la Télévision centrafricaine, pour une mise au point concernant des 61 millions de dollars des facilitations élargies de crédit accordés par le FMI à la République centrafricaine, le 25 juin dernier. Cette annonce fait suite à la demande du gouvernement, dans le cadre des négociations díun nouveau programme, de conclure avec cette institution internationale son programme triennal 2012-2014. Mais les interprétations faites sur ce fonds par la population laissent entrevoir une mauvaise compréhension de la situation.

 


© journaldebangui.com
Le ministre Albert Besse, des Finances et du Budget lors de son point de presse
Dans son propos liminaire, M. Besse a, en trois points fait la lumière sur ces fonds. Díabord, les efforts consentis par les Centrafricains en vue de parvenir à cet accord jugé salutaire, pour les uns et catalyseur des financements des autres bailleurs pour les autres. Selon lui, la République centrafricaine, après une dernière mission du FMI à Bangui, a «préservé une stabilité économique dans une conjoncture macroéconomique extérieure très tendue; assuré la bonne gouvernance, à travers la transparence et la rigueur budgétaire». Tout ceci, se traduit par le sacrifice du peuple qui a subi à répétition, la révision à la hausse des prix des produits pétroliers paradoxalement à un salaire toujours bloqué. Cíest cet ensemble díactions et de sacrifices qui a permis au Fonds monétaire international díapprouver les requêtes et demandes de la République centrafricaine ayant débouché sur líoctroi de cette facilité élargie de crédit. Toutefois, líinstitution internationale a émis de réserves quand aux «conditionnalités» auxquelles, sera sujette cette facilité.

Aujourdíhui, un grand effort reste à consentir par la République centrafricaine pour satisfaire ces conditionnalités. Cíest pourquoi, le membre du gouvernement a indiqué que de son côté, «le gouvernement réaffirme son engagement à mettre en úuvre les programmes définis dans le mémorandum économique et financière». Il síagit de respecter les critères suivants: le respect de la discipline budgétaire, le recours à des prêts concessionnels et dons, la mobilisation des ressources intérieures accrues par líélimination des subventions de líEtat sur les prix des produits pétroliers; líaffectation des ressources aux couches vulnérables pour atténuer les effets de líinflation, notamment la construction des infrastructures de base (routes, pistes rurales, hôpitaux, écoles, eaux et assainissement); le paiement de la dette tant intérieure quíextérieure.

Le membre du gouvernement a signalé que les 61 millions de dollars seront octroyés en trois tranches sur trois ans. Dans les débats, les journalistes, dans leurs interrogations se sont intéressés entre autres, à la bonne gouvernance dans la gestion de ces fonds. Mais M. Besse a rassuré que le gouvernement, pour pouvoir bénéficier une seconde fois díune aide pareil auprès díautres bailleurs, se verra obliger de bien gérer cet argent.

 



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