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Centrafrique: Réplique à charge du Dr Ngody au ministre de la Santé

Le ministre Mandaba n’aurait pas été informé des arriérés de salaires et parle de manipulation devant la grève des personnels d’appui du Complexe pédiatrique de Bangui

 

Le Directeur du Complexe pédiatrique Dr Jean Chrysostome Ngody a dénoncé dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce jeudi, 28 juin 2012, l’accusation sous-jacente du ministre de la santé publique, de la population et de la lutte contre le Sida, Jean Michel Mandaba. Ce dernier avait déclaré à l’issue de la grève du personnel d’appui du Complexe pédiatrique – ce mardi, 26 juin 2012 qu’il n’a jamais été informé de l’existence des arriérés de salaire du personnel d’appui du Complexe pédiatrique et si grève il y a, cela proviendrait d’une «manipulation».

 


© rfi.fr
La plaque d'adresse du Complexe pédiatrique de Bangui
Le Directeur du Complexe pédiatrique de Bangui, Dr jean Chrisostome Ngody en tant que principal visé par cette déclaration du ministre de tutelle réagi promptement et déclare: «quand il y a un manipulé, il ya un manipulateur derrière. Dans une situation comme celle-ci, si on veut faire une analyse profonde des choses, on se situe du point de vue de nous et donc au niveau de notre établissement. Moi personnellement, j’étais parmi les premiers au mois de janvier à adhérer tout de suite à la décision du Chef de l’Etat pour la simple raison que je suis parfaitement au courant des exigences internationales aujourd’hui pour tracer les finances dans un pays. Et je voulais que mon pays s’inscrive dans cette dimension là parce qu’il y va de la crédibilité du pays. Etant conscient de ça, j’avais adhérer à cette réforme et donc je ne vois pas moi, ayant fait ça aujourd’hui dans une totale contradiction en train de manipuler mon personnel pour pouvoir faire en sorte que cette politique mise en place par le Chef de l’Etat puisse échouer».

La grève du personnel d’appui du Complexe pédiatrique de Bangui avait couté la vie à quatre enfants, de victimes innocentes qui n’ont pu bénéficier des soins primaires à cause de cet arrêt de travail. En toile de fonds de cette grève, trois mois d’arriérés de salaire du personnel d’appui mais bien entendu, un certain laxisme du principe d’unicité de caisse en vogue depuis le mois de janvier 2012.

 



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