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Centrafrique: Un rapport pour condamner les tueries sur le site de CAWA Safari

La commission «justice et paix» entend se prononcer sur les actes meurtriers de Ngounguinza près de Bakouma dans la préfecture du Mbomou

 

A travers une éventuelle déclaration et un rapport dont copies seront transmises à la présidence de la République, à la primature et dans díautres départements ministériels, líorganisation non gouvernementale issue de líéglise catholique centrafricaine, entend rendre son verdict sur les tueries qui avaient eu lieu à Ngounguinza à une centaine de kilomètres de la ville de Bakouma dans la préfecture du Mbomou. De source proche de ladite commission, le rapport lance un appel aux autorités judiciaires centrafricaines afin quíelles gèrent líaffaire dans la plus grande transparence, «étant donné que beaucoup díindices mènent à la société CAWA Safari», a déclaré un membre du bureau de la commission. On parle déjà díune forte implication de CAWA Safari dans les tueries, ce qui risque de compromettre les enquêtes en cours étant donné quíune mission de justice devra quitter Bangui pour se rendre dans la localité où a eu lieu cet évènement macabre.

 


© Fiacre Kombo, KTD
Les responsables de la société de Safari sont incarcérés à la prison
La société incriminée de son côté clame toujours son innocence et demande à la commission justice et paix de tenir compte de toutes les sources et informations fournies par les parents des victimes, et demande aussi de les comparer avec celles de la société pour une équité dans le traitement des données. Elle síest dite donc prête à mettre au service de la commission des moyens de déplacement afin de mener à bien les démarches. Selon le porte-parole de CAWA Safari, en ce moment des personnes mal intentionnées sont en train de mettre en place des plans pour faire inculper le patron de ladite société et son personnel pour ces meurtres que la société a même condamné et síest battue pour que justice soit rendue. « Probablement sur instruction de certaines autorités locales dont madame le maire, le sous-préfet et le commandant de brigade de la gendarmerie de Bakouma et certaines personnes, des démarches sont entreprises pour empêcher la vérité de sortir. La société dénonce fermement ces agissements et interpelle les centrafricains sur ce qui se passeÖ », a martelé M. Jacques Moussa. En attendant le rapport et la déclaration de la Commission Justice et Paix, la mission de la justice qui devrait se rendre dans la région pour enquêter sur les faits níest pas encore partie faute de financements, dit-on.

 



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