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Ndélé: Sept véhicules attaqués et silence de la CPJP

Les chauffeurs de chaque véhicule ont été contraints de donner une rançon de 150 000 FCFA aux malfrats avant d’être libérés

 

A Akoussoulbak, base des combattants de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), sept véhicules ont été attaqués par des hommes armés, avec un bilan impressionnant. Cet acte qui est survenu sur une base de la CPJP, une force conventionnelle, signataire de l’accord de cessez-le-feu avec le gouvernement. Selon RJDH, les sept véhicules en provenance de Bambari étaient à destination du Soudan. Ils ont été interceptés le 23 mai dernier par deux hommes armés non identifiés à Akoussoulba, à 80 km de la ville de Ndélé dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Les chauffeurs de chaque véhicule ont été contraints de donner une rançon de 150 000 FCFA aux malfrats avant d’être libérés. Aucune perte en vie humaine n’a été déplorée. Selon Salé Ibrahim, un des conducteurs, ces hommes ont pris, en plus de l’argent, cinq vélos, des cartons de biscuits et d’autres marchandises.

 

Cependant, le même conducteur a révélé que deux autres véhicules, en provenance de Ndélé et à destination de Bambari, ont été également dépouillés par ces bandits. Cet autre acte de terreur s’est produit à 80km, base de la CPJP. On pensait que la vague de désarmement n’avait pas épargné le nord de la République centrafricaine, zone d’action de la CPJP. La caravane de la paix était pourtant passée par là. Bizarrement, ces hommes armés «non identifiés» ont choisi le secteur contrôlé par la CPJP pour procéder à de telles actions, mettant en doute la disponibilité de la CPJP a entamé le désarmement.

Il y a une forte probabilité que ces hommes n’appartiennent pas à la CPJP. Selon le haut commandement, le mouvement armé pourrait néanmoins réagir, même si ce n’est pas par voie d’armes, mais à travers une déclaration pour dénoncer ces actes sur leur territoire. En ne le faisant pas, la CPJP cautionnerait-t-elle ces attaques dans sa zone? En est-elle elle-même à l’origine? Les autorités centrafricaines ont leur part de responsabilité à jouer dans cette situation car, ces agressions marquent le début des ennuis pour la population environnante et des voyageurs malchanceux sur les axes qui se situent dans la zone de juridiction de la CPJP.

 



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