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Centrafrique: Un escroc de Bangui (kitanders) dans les filets de l’OCRB

Une banale histoire de pesticides a mis un colonel des Eaux et Forêts sur sa piste

 

Après l’épisode d’une série d’actes d'«escroquerie téléphonique» au nom du chef de l’Etat François Bozizé et dont les nouvelles ont défrayé les chroniques il y a quelques mois de cela, l’Office centrafricaine pour la répression du banditisme (OCRB) accueille depuis une semaine dans ses geôles un malfrat, membre d’un réseau de ces escrocs communément appelés «les Kitanders». Il s’appelle N. Maixent, âgé d'une trentaine d’années, et s’est retrouvé en face d’un colonel des Eaux et forêts identifié par un réseau des malfaiteurs.

 


© journaldebangui.com
Le prétendu malfrat
Interrogé sur les circonstances de sa rencontre avec cet escroc, le colonel des Eaux et forêts qui a requis l’anonymat, a fait savoir que c’est en date du 17 mai (jour férié) qu’il a été joint au téléphone par un certain monsieur qui se serait présenté comme Responsable financier de PAM à Boda et voudrait acheter un insecticide pour traiter le dépôt de stock de PAM de Boda. Ce produit se vendrait à 135 000FCFA. Il connaitrait quelqu’un qui vendrait le même produit à 50.000 FCFA. Le correspondant du colonel, fictif Responsable financier de PAM de Boda va donc mettre en contact le colonel avec un membre du réseau présenté comme celui détenant le produit et qui voulait le vendre à 50.000FCFA; cette personne qui n'est autre que Maixent N.. C’est ainsi que, plusieurs échanges téléphoniques ont suivi ce premier contact pour fixer un rendez-vous entre les deux parties: le colonel des Eaux et Forêts et Maixent N.. Le lieu du rendez-vous se trouvait à côté du lycée Martin Luther King sur l’avenue Mbaïkoa.

Le 17 mai 2012, le projet de Maixent N. et ses acolytes va tomber à l’eau. Ce dernier se retrouve nez à nez avec ce colonel des Eaux et forêts. Il sera neutralisé avec les trois sachets d’insecticide entre les mains. Conduit au commissariat de police du 8ème arrondissement, Maixent N. est ensuite transféré à l’OCRB où il croupit pour nécessité d’enquêtes. Acceptera t-il de dénoncer ses complices? Difficile! Selon Maixent, c’est depuis 2003, qu’il est dans ce business, qu’il a interrompu à un moment donné. Mais confronté à des difficultés de santé, il a été tenté d’accepter la proposition de ses amis, de gagner un peu d’argent. Toutefois, il avoue qu’il ne connaissait pas sa victime. Quant au colonel victime de Maixent N., il a des raisons de craindre pour sa sécurité. Car, ce réseau connait très bien sa vie, sa famille et son environnement. Et de surcroit, Maixent N. s’est déclaré ancien militaire. Ces indices n’éloignent pas des évènements de 2003 pour avoir une idée claire de la moralité de N. Maixent.

 



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