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Bangui: Des enfants de la rue traqués par la police

Depuis le mois díavril 2012, les enfants de la rue sont traqués par la police, en particulier, líOffice centrafricaine de la lutte anti-drogue (OCLAD) à Bangui

 

Jíai été arrêté le vendredi 4 avril, jíai passé dix jours dans la geôle de líOCLAD. Le commissaire nous a fait savoir que nous étions réprimés à cause de la consommation de la drogue, a expliqué une victime. Un autre témoigne avoir été capturé la nuit et enfermé pendant deux jours à la section de recherche et díinvestigation. «Jíai été libéré grâce à líintervention des connaissances qui ont plaidés pour moi, mais huit de mes camarades ont été immédiatement déférés à la prison de Ngaragba», a-t-il expliqué. Le chef de service de la toxicologie à líOCLAD, le Commandant Aristide Zongo a confirmé quíun service de mixte composé des éléments des Forces díintervention des corps urbain (FICU), de la Compagnie nationale de sécurité (CNS), de líOffice centrafricaine de répression du banditisme (OCRB) et de líOCLAD, a été mis en place pour traquer les jeunes qui prennent la drogues dans la ville.

 


© Fiacre Kombo, KTD
Des mineurs seraient incarcérés dans cette "célèbre" prison!
Le réseau a été créé pour une durée de 3 mois à compter du mois díavril 2012. Les enfants de moins de 18 ans sont arrêtés et remis au service des mineurs à la brigade criminelle (DSPJ). Ceux qui ont plus de 18 ans sont déférés à la maison díarrêt de Ngaragba, a expliqué le commandant Aristide Zongo. Il a fait savoir que pour le compte du mois díavril, líOCLAD a enregistré une centaine díenfants de la rue de plus de 18 ans qui ont été déférés à la maison díarrêt de Ngaragba. Le Directeur de la Fondation Voix du Cúur, líAbbé Ange Anatole Ngassélémo, a déploré líemprisonnement des mineurs. Nous regrettons líarrestation de ces enfants, surtout leur traitement dans les geôles. Ces enfants peuvent subir des traumatismes psychologiques et de fois physique, a-t-il souligné.

 



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