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Affaire du film piraté: Le tribunal s’emmêle

Sur ordre du Procureur de la République, l’accusé Jo Bal et ses deux complices ont été libérés

 

En ce moment à Bangui, une affaire oppose le jeune producteur Ephrem Aristide Kondamoyen à Jocelyn Sido Mbala. Il s’agit, d’une affaire de piraterie tranchée par l’Officier de policier judiciaire Albert Zandanga à la Brigade criminelle de Bangui. Pour en revenir aux faits. Jocelyn Sido Mbala alias Jo Bal, un commerçant au km5 qui est doué dans la piraterie des vidéos des producteurs centrafricains, est poursuivi par Ephrem Aristide Kondamoyen pour avoir piraté son dernier film «Faux prophète du dernier jour», il a été arrêté à la brigade criminelle à Bangui. Alors que l’affaire, n’a pas encore été tranchée, à la grande surprise de tous, et sur ordre du Procureur de la République, l’accusé Jo Bal et ses deux complices ont été libérés. Même s’il s’agit d’une liberté provisoire et qu’ils sont toujours à la disposition de la justice pour des enquêtes, cette affaire serait sur le point de prendre une autre tournure. Les accusés n’ayant pas reconnu qu’au début de leur contrat avec le producteur de la Compagnie Gbu li ti mo, il était question d’un essai, contrairement à ce que ces derniers ont avancé qu’ils devraient être rémunérés par le producteur.

 


© journaldebangui.com
Des exemplaires piratés circulent à Bangui
Il ne faut pas perdre de vue que Jo Bal a déjà été poursuivi, plusieurs fois, pour piraterie, ce qui signifie que c’est un doué en la matière. Il a donc opté, dans cette affaire, pour un arrangement à l’amiable avec le plaignant mais ce dernier qui a vu son intérêt piétiné, à décider de se rapprocher de la justice. Et pourtant, on l’aurait traité d’«escroc, de faux, etc.» selon les propos du premier substitut de base du Procureur de la République, lors de la libération les accusés. La culture centrafricaine accuse un grand retard dans son développement contrairement à ce qui se passe dans la sous-région à cause de ce genre de comportement qui vise à décourager des producteurs. Il revient donc au tribunal de trancher cette affaire en toute équité et transparence possible.

 



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