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Centrafrique: Transfert des eaux de l'Oubangui vers le Lac Tchad

La RCA soutient le projet, mais restera attentive aux repercussions vis-à-vis des populations locales

 

A l'analyse du rapport final de l'étude de faisabilité du transfert des eaux de l'Oubangui au Lac Tchad et du choix de l'option retenue à cet effet (le transfert par pompage vers le barrage de Palambo sur l'Oubangui, puis le transfert par gravité vers le conflit de la Bongou), les conclusions dudit rapport précisent que le projet est faisable bien que certains aspects sociaux et environnementaux ne sont pas encore concluants, a déclaré le chef de l'État centrafricain. Le président François Bozizé participait alors au 14ème sommet des chefs d'État et de gouvernement de la Commission du bassin du Lac Tchad (CBLT), lundi dans la capitale tchadienne. Le projet de transfert d'eaux que le président Bozizé estime «ambitieux» concerne deux bassins: l'Oubangui, bassin du Congo, avec une superficie de 643.000 km2 qui est le bassin donneur; et le Lac Tchad, bassin récepteur avec près de 2.500 km2.

 


© ATP
Le président François Bozizé, lors de sa déclaration à Ndjamena au sommet de la CBLT
Selon le chef de l'État centrafricain, la République centrafricaine soutient le projet de transfert des eaux de l'Oubangui vers le Lac Tchad, mais restera attentive aux répercussions que ce projet induira vis-à-vis des populations locales dans leurs conditions d'existence. Comme retombées socioéconomiques, ce transfert d'eaux devra permettre l'extension du réseau électrique des deux Congo, la construction en République centrafricaine d'un barrage à but multiple, l'augmentation des capacités hydroélectriques, le réglage des problèmes d'étiage de l'Oubangui, ainsi que l'éventualité de la construction d'un port à Garoua (au nord du Cameroun) qui doit relier le port Harcourt au Nigeria. Pour la République centrafricaine, notre pays, nous attachons une importance toute particulière à la régulation de la navigation en toute saison sur l'Oubangui-Congo, ainsi qu'à la fourniture d'énergie électrique nécessaire pour la région de Bangui à partir du barrage de Palan, a-t-il ajouté. L'enclavement de la République centrafricaine, pays sans littoral, et son faible niveau de développement économique met en exergue son aspiration légitime à disposer d'un réseau de transport de masse fluvial et ferroviaire qui le reliera à l'ensemble des pays frontaliers, renforçant ainsi la cohérence des échanges dans l'espace communautaire, a conclu le président Bozizé.

 



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